Inspirations

Des ressources sur les thématiques : femmes, minorisé·e·s sexuel·le·s et de genre, frontières, migrations

Ressources associatives, scientifiques, officielles, médiatiques, littéraires, etc.

[Vidéo] L’ILLUSION DU GRAND BOZA Vidéo de témoignages d’exilées/migrantes sur la base de photos et de témoignages audio recueillis lors de divers séjours à Rabat de 2016 à 2019 pour participer à l’accueil de femmes en migration dans les foyers d’une association sub-saharienne.

[Média indépendant] Guity news Le premier média franco-exilé pour un double regard sur l’actualité. Le monde et ce qui l’entoure. C’est la traduction littérale de guiti en perse. Et c’est bien l’identité de ce média qui s’est constitué autour de rencontres diverses, loufoques parfois : dans un squat à Athènes, dans une soirée poésie à Paris, ou encore à la maison des journalistes qui accueille des professionnels exilés. Nous avions tous une envie : parler de la migration autrement. En tant que journalistes, nous avions tous pu faire l’expérience d’une certaine frustration quant au traitement de ces sujets et avions l’impression que les idéologies et les haines l’emportaient bien souvent. Nous voulions casser cela. Parce que c’est conforme à nos histoires. Avec plus de complexité, plus d’humilité et, nous l’espérons, avec plus de justesse. Pour que la migration ne devienne pas un marronnier, qu’elle ne se perde pas dans l’angle mort, mais qu’elle intègre pleinement les grands sujets contemporains de notre époque. Qu’elle existe un peu moins comme un “enjeu politique”, une “problématique” et un “défi” et peu plus comme des histoires humaines qui ne demandent qu’à être racontées. […}
Car cette question migratoire, elle est transversale. Parler de migrations, c’est aussi parler de santé, de climat, de sécurité, des femmes, du racisme, de l’homophobie… Alors, pour un regard plus juste, plus complexe, et plus cohérent avec le monde d’aujourd’hui, Guiti News présente uniquement des reportages réalisés par un binôme de journalistes, un journaliste français et un confrère exilé.

[Vidéo] Françoise Héritier : « Ce rapport entre les sexes est le problème politique majeur » en 2m22

RESSOURCES ASSOCIATIVES

ALARMPHONE a mis en place une ligne téléphonique d’urgence à destination des personnes se retrouvant en situation de détresse pendant une traversée de la mer Méditerranée. Ce numéro d’alerte permet de déclencher et de suivre des opérations de sauvetage. Le collectif est constitué de volontaires, dont la plupart agissent depuis de nombreuses années dans des réseaux comme Welcome to Europe, Afrique Europe Interact, Borderline Europe, Noborder Morocco ou Watch The Med.
De nombreuses ressources sur leur site dont : Les luttes des femmes en mouvement. Rapport sur les femmes et les LGBTQI+, Alarm Phone, avril 2020

[Radio] Sur JetFM (91.2) Chroniques àMER – Femmes en mouvement Emission du 11 mars 2021
Le 11 mars dans Chroniques àMER on parle des femmes en mouvement, des raisons pour lesquelles elles se déplacent, des violences auxquelles elles sont confrontées pendant leurs parcours, de leurs stratégies de résistance.
Les femmes se déplacent. Elles se déplacent depuis longtemps, elles se déplacent massivement. Elles sont actrices de leurs migrations, contrairement à ce que veulent nous faire croire les imaginaires sexistes. Les femmes exilées, quand elles sont représentées, le sont souvent comme étant à la charge d’un homme (époux, frère, père etc) qu’elles suivraient passivement. Mais sur leurs parcours, les femmes migrantes doivent souvent faire face à de nombreux obstacles. Des obstacles construits par les politiques européennes sur les parcours de migrations des pays d’Afrique et du Moyen Orient vers la forteresse européennes. Mais aussi des obstacles liés au fait qu’elles se déplacent en tant que femmes. Et comme on peut s’en douter, même si elles sont peu visibles, ces femmes s’entraident, s’organisent, résistent ensemble, créent des espaces de ren­contres, de soutien, de partage et de lutte.

[Vidéo] Roya, fin octobre (2017)
« Roya, fin octobre » est un court-métrage documentaire sur les migrants dans la Vallée de la Roya, ainsi que sur ceux qui leur viennent en aide. C’est un portrait, un instantané de cette vallée frontalière avec l’Italie et un regard sur l’histoire de la migration qui s’y déroule depuis quelques années.
Réalisé par Raphaël Auger, Louis Paul et Loeiz Perreux dans la Vallée de la Roya à l’automne 2017.

[Livre] L’ASILE EN EXIL Fruit d’un travail collectif de plus d’un an, ce livre dresse un état des lieux des conditions d’accueil des personnes en demande d’asile à Marseille. Ce livre est disponible en libre téléchargement sur le site de l’Observatoire Asile.

[Livre] Derrière les murs. Récits de migrantes au temps du Covid-19, Marche mondiale des femmes, 2020.
À l’automne 2020, il était question de mener une occupation féministe de la frontière franco-italienne [i.e. Toutes Aux Frontières !] et en Amérique latine pour dénoncer les murs érigés à l’encontre de millions de personnes jetées sur les routes de l’exil, exiger l’arrêt de la criminalisation de la migration qui contribue à renforcer les réseaux de traite et les violences faites aux femmes en Suisse et le long de leur parcours migratoire. La pandémie en a décidé autrement. Des militantes suisses de la Marche mondiale des femmes ont alors décidé de faire entendre ces revendications par la parole des femmes qui vivent ces frontières, ces violences et qui luttent pour les surmonter. Dans l’ouvrage «Derrière les murs», le collectif partage la voix des femmes migrantes, celles que l’on entend si peu et qui, par leurs conditions de vie et de travail, se retrouvent souvent en première ligne, y compris dans la lutte contre le virus. 24 récits, profondément émouvants, impressionnants par leur diversité, témoignent d’une grande force d’adaptation, de vie, de solidarité.

[Réseau] La CIMADE est une association qui a pour but de manifester une solidarité active avec les personnes opprimées et exploitées. Elle défend la dignité et les droits des personnes réfugiées et migrantes, quelles que soient leurs origines, leurs opinions politiques ou leurs convictions. Elle met à disposition de nombreuses ressources dont :
> « Petit guide pour conjuguer la migration au féminin« , 2012
Alors que la moitié des migrants sont des migrantes, dans le monde et en France, elles sont moins prises en compte et elles ont souvent enfermées dans des clichés.
Pourtant, alors qu’elles courent des risques spécifiques (traite, violences sexuelles, mutilation génitale, mariage forcé), elles peinent à obtenir un statut de réfugié et un emploi correspondant à leur niveau de formation. Il est temps de rendre justice à celles qui migrent !
> « Petit guide pour comprendre les politiques migratoires européennes« , 2013
> [Rapport] En collaboration avec de nombreuses organisations (Amnesty Internationale, Le Secours Catholique, Médecin sans frontières, etc.) : « Les manquements des autorités françaises aux devoirs élémentaires de respecter, protéger et mettre en œuvre les droits des mineur.e.s isolé.e.s étranger.e.s en danger aux frontières intérieures terrestres de la France (frontières franco-italienne, franco-espagnole et franco-britannique)« , 2020
La Cimade est une association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d’asile. Avec ses partenaires en France et à l’international, elle agit pour le respect des droits et la dignité des personnes.

w2eu.info donne aux réfugiés et aux immigrants des informations qui pourraient être utile pour leur voyage vers et à travers l’Europe

[Réseau] Migrants Info
S’informer sur les situations des personnes qui migrent à destination de la France et de l’Europe, pour échapper à quelque forme de violence que ce soit. Des mots pour le débat social à propos de leur accueil.
Rédigé par une bénévole à Paris, ce site à pour but de regrouper des informations sur les différents aspects qui entrent en jeu dans les situations des personnes qui migrent vers l’Europe et la France, pour fuir quelque forme de violence que ce soit.
Il s’adresse aussi bien aux citoyens concernés, qu’aux bénévoles des associations, aux travailleurs sociaux et administratifs, aux forces de l’ordre, bref, à tous ceux qui recherchent une information synthétique sur le débat social et politique au sujet de l’accueil, des faits journalistiques et scientifiques, les actions solidaires et l’aide humanitaire de première urgence (information pratiques, associations). Ce projet a aussi vocation à favoriser les synergies entre les différentes acteurs (associations et organismes publiques) qui proposent leur soutien aux migrants.

[Réseau] RAJFIRE, Réseau pour l’autonomie des femmes immigrées et réfugiées

[Réseau] Action et droits des femmes migrantes et exilées (ressources jusqu’en 2018)

[Réseau] Réseau européen des femmes migrantes / European network of migrant women
> Letter to European Parliament on New Asylum & Migration Fund

[Réseau] Voix des Migrants : Association qui promeut la libre circulation des personnes, elle agit autour de quatre pôles d’action et apporte des solutions durables pour les populations dans leur pays d’origine et pour la reconstruction de la vie des migrants, après un parcours particulièrement traumatisant.

[Réseau] Les ressources de l’association TRACES (Histoire, mémoires et actualité des migrations en Auvergne Rhône-Alpes) : TRACES fonctionne en réseau et regroupe une très grande diversité d’acteurs, qui tous ont en commun de travailler les questions qui entourent les migrations d’hier et d’aujourd’hui en région Auvergne-Rhône-Alpes : chercheurs, artistes, médias, associations socio-culturelles, lieux de diffusion, collectivités territoriales, institutions, collectifs d’habitants, etc.
Ils publient une revue « Écarts d’identité » (Migration, égalité, interculturalité).

[Réseau] L’ARDHIS : Association pour la Reconnaissance des Droits des personnes Homosexuelles et transsexuelles à l’Immigration et au Séjour
> [Rapport] Rapport d’activités 2019 : Plus de 4300 demandeur·se·s d’asile ont été accompagné·e·s par l’Ardhis depuis 2005. 768 demandeur·se·s d’asile ont été
accompagné·e·s en 2019. Environ 80 % d’hommes, 19 % de femmes et 1 % de personnes trans.
> [article] Des pays surs, mais pour qui exactement ? 
> [Enquête] « Des amours, cent frontières« . Enquête sur les parcours de vie des étrangers.ères LGBT en couple binational ou étranger

[Réseau] Organisation de Femmes Egalité Pour l’Emancipation et le Progrès Social

[Réseau] La CLEF est la Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes. Elle est la tête d’un réseau féministe qui anime et coordonne plus de 70 associations françaises qui militent pour l’égalité femmes-hommes et pour les droits des femmes. Elle œuvre principalement par le plaidoyer auprès des gouvernements et parlements en France, en Europe et au plan international car elle est une ONG accréditée à l’ONU.
> [Atelier] Atelier “Violences faites aux femmes lesbiennes : Lesbiennes agressées, harcelées, réfugiées. Une histoire de lesbophobie” (05/04/2021) du FORUM INTERNATIONAL DES DROITS DES FEMMES, organisé par la CLEF et ses associations membres et partenaires. Cet atelier a été piloté par l’association CQFD Lesbiennes féministes.
> Retrouvez l’ensemble des vidéos du FIDFemmes sur leur chaîne YouTube.

[Réseau] Fondation Le Refuge : Reconnue d’Utilité Publique, la Fondation Le Refuge héberge et accompagne les jeunes LGBT+, âgés de 14 à 25 ans, rejetés par leurs parents, chassés du domicile familial, parce qu’ils sont homosexuels ou trans et/ou en questionnement identitaire. Le Refuge est la seule structure en France, conventionnée par l’État, à proposer un hébergement temporaire et un accompagnement social, médical, psychologique et juridique aux jeunes majeurs victimes d’homophobie ou de transphobie. Le Refuge accueille un grand nombre de personnes LGBT+ réfugiées ou demandeurs d’asile (Le refuge Nice)

[Réseau] Le GAMS Belgique (Groupe pour l’Abolition des mutilations sexuelles féminines) a été créé en 1996 par Khadidiatou Diallo. Le GAMS Belgique a été reconnu officiellement en 1997 par le Comité Inter Africain pour la lutte contre les pratiques affectant la santé de la mère et de l’enfant (CIAF) comme la section belge du CIAF. Depuis 2008, le GAMS coordonne le Réseau des Stratégies concertées en matière de lutte contre les mutilations génitales féminines. Le GAMS Belgique est co-fondateur du Réseau européen End FGM.

Le GAMS participe au projet européen ACCESS veut faciliter l’accès à la prévention, à la protection et au soutien des femmes migrantes en Europe confrontées aux violences de genre. Le genre, c’est une construction sociale et culturelle qui établit pour chaque sexe les rôles et les comportements « appropriés ». C’est différent du sexe, qui est défini par les différences biologiques. Les violences de genre sont donc des violences physiques ou psychologiques envers des personnes sur base de leur genre. Les violences de genre touchent en majorité les femmes. Les femmes migrantes sont confrontées à beaucoup de formes de violences de genre : les violences sexuelles, les mutilations génitales féminines (l’excision), les violences entre partenaires, le mariage forcé, l’exploitation sexuelle… ACCESS vient soutenir ces femmes !

[Réseau] Les Etats Généraux des Migrations : processus dans lequel sont impliqués des centaines de collectifs et d’associations locales ou nationales présentes sur le terrain aux côtés des personnes étrangères. Partout en France, ces acteurs se concertent et organisent des événements publics pour dénoncer la politique actuelle et être force de proposition afin d’obtenir un changement radical de la politique migratoire.
> Accueil des exilé.es en France
> le Cahier des faits inacceptables
> le Cahier des alternatives

[Revue] Ballast est une revue, créée en novembre 2014. Elle est animée par une trentaine de militants-bénévoles, de France et de Belgique. Indépendante de tout groupe de presse et parti politique, sans publicité, elle est disponible en librairie ; le site est quant à lui alimenté chaque semaine en articles et entretiens inédits et autonomes.
Série « Les identités de frontières », Les identités de frontières de Gloria Anzaldúa, féministe chicana , juin, juillet 2020

[Article] 1/4 Gloria Anzaldúa « Les métissage »
[Article]
2/4 Françoise Vergès : » La question du métissage m’a toujours interrogée« 
[Article] 3/4 Nadia Yala Kisukidi : « Le conflit n’est pas entre le particulier et l’universel« 
[Poésie] 4/4 Rodolfo « Corky » González : Yo Soy Joaquín
Aussi en 2020 :
> [Article] La communauté transgenre péruvienne à Paris : le travail du sexe comme moyen
> Le numéro 10, décembre 2020 (15 euros) (+ un entretien avec Pinar Selek)
[Article] L’abécédaire de Frantz Fanon
[Article] Aurore Koechlin : « Aucune révolution féministe sans renversement des classes »
[Article] L’écoféminisme : qu’est-ce donc ?
[Article] La communauté transgenre péruvienne à Paris : le travail du sexe comme moyen (1/2)
2017 [Article] Angela Davis : « S’engager dans une démarche d’intersectionnalité »
2016 [Article] Zahra Ali : « Décoloniser le féminisme »
2015 [Article] Quand les élites mondiales récupèrent le féminisme

[Revue en basque] Pikara Magazine practica un periodismo de calidad, con perspectiva feminista, crítico, transgresor y disfrutón. No nos definimos como una revista especializada en feminismo, sino que tratamos todo tipo de temas sociales, políticos y culturales con una mirada feminista. Nacimos en 2010 porque como lectoras echábamos de menos un medio de comunicación en el que confluyeran la perspectiva feminista y el buen periodismo. Como periodistas, nos apetecía construir un espacio en el que disfrutar comunicando sobre aquellos temas que nos apasionan: queríamos un cuarto propio, como Virginia Woolf.
2017 [Article] Feministas contra las guerras y las fronteras. El movimiento feminista vasco ha clamado contras las guerras, que empiezan en el Puerto de Bilbao, de donde parten barcos con armamento, y contra las fronteras. Estas son algunas de las imágenes que ha dejado una jornada de lucha, reivindicación y unión.

[Article] Calais, la double peine des migrantes. Gwendoline COIPEAULT ; Carine DELAHAIE – CLARA MAGAZINE, n° 154, 2016/03, P. 4-7
La proximité géographique de Calais avec l’Angleterre en fait un haut lieu de transit pour les migrant(e)s depuis des années. Dans les allées de la « jungle », les femmes sont des proies faciles pour les viols, la prostitution, les violences physiques et psychologiques.

[Article] Blog de Médiapart. « Féminisme, luttes de l’immigration et quartiers populaires« . Par Fatima Ouassak, 2018

[Article] Le difficile parcours des demandeurs et demandeuses d’asile LGBT+. Par Mahaut Di Sciullo et Toky Nirhy-Lanto, SLATE, 2018
En France, on estime à 5 à 6% la part de demandes d’asile émanant de réfugiées et réfugiés LGBT+, qui doivent convaincre de «persécutions vécues ou craintes» dans leur pays d’origine.

[ONG] ILGA Europe,
ILGA-Europe (Equality for lesbians, gay, bisexual, trans and intersex people in Europe) est une ONG internationale et indépendante rassemblant 600 associations de 54 pays en Europe et en Asie Centrale. Elle lutte pour 1. défendre les droits des personnes LGBTQ+ 2. informer sur les litiges stratégiques 3. renforcer les mouvements LGBTQ+ en soutenant les associations en Europe et en Asie Centrale.

[Rapport] Rapport annuel 2021 L’European Region of the International Lesbian and Gay Association (ILGA-Europe) a publié son 10e rapport annuel sur l’état des droits des personnes LGBTQ+ dans 49 pays d’Europe et d’Asie centrale et avance que la pandémie de COVID-19 a fragilisé cette population, les poussant au bord du gouffre. Evelyne Paradis, directrice générale d’ILGA-Europe, explique qu’il y a eu une forte augmentation des abus et des discours de haine contre les personnes LGBTQ+ durant la dernière année. Nombre d’entre elles ont dû retourner dans des situations familiales et communautaires hostiles. Plusieurs gouvernements n’ont pas aidé cette population qui a dû se rapprocher d’organisations LGBTQ+ afin de se ravitailler en produits de première nécessité, comme la nourriture et un abri.
[Rapport] Good Practices related to LGBTI asylum applicants in Europe, by Sabine Jansen & Joël Le Déroff, 2014

[Revue] Desde el margen – Revista activista para la divulgación de las voces/los haceres/las experiencias subalternas.
La editorial Desde el margen forma parte del trabajo político de t.i.c.t.a.c. – Taller de Intervenciones Críticas Transfeministas Antirracistas Combativas. El grupo editorial está conformado por personas migrantes, racializadas y sexo-género disidentes de diferentes orígenes y lugares del mundo. La revista nace como necesidad de observar, analizar y denunciar el orden racial, económico, epistemológico, heteronormativo y de género binario que hemos vivido cotidiana y estructuralmente en distintos espacios, situaciones y momentos de nuestra vida, así como en nuestro devenir personal y político. Desde estas experiencias surge el antagonismo que nos impulsa a una crítica feminista, antirracista y decolonial como forma de resistencia activa. Comprometidxs con el desarrollo de un pensamiento fronterizo, nos convocamos para problematizar las formas actuales de dominación y conflicto a través del análisis crítico de la colonialidad global, para denunciar las lógicas de poder y dominación y también para visibilizar las resistencias históricas emprendidas por pueblos, comunidades y sujetos colectivos que se han opuesto activamente al avance del orden moderno colonial/capitalista en sus formas actuales de despojo, violencia y aniquilación.

[Réseau] Le Centre de Recherche et d’Information pour le Développement (CRID)
Fondé en 1976 par huit associations, le Centre de recherche et d’information pour le développement rassemble aujourd’hui une cinquantaine d’associations de solidarité internationale (ASI) françaises qui :
– partagent une même conception du développement humain, solidaire et durable passant par le renforcement des sociétés civiles
– travaillent en partenariat avec un réseau de 1 500 partenaires, dans les pays du Sud et de l’Europe de l’Est, engagés dans le développement de leur communauté,
– mettent en œuvre des actions d’éducation au développement en France et promeuvent des campagnes citoyennes,
– participent à la construction d’un “mouvement mondial de solidarité internationale” et cherchent à le déployer en France.
Les membres du CRID représentent en France un réseau de 7 500 groupes locaux rassemblant 180 000 bénévoles. Le CRID bénéficie du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies

[Réseau] Des ponts pas des murs (DPPDM)
Le réseau DPPDM s’est fondé en 2008, suite à un sommet citoyen réunissant 34 pays à l’occasion de la Présidence française du Conseil de l’Union Européenne. L’urgence d’une réponse collective face à l’instauration d’accords dits de « gestion concertée des flux migratoires et de co-développement »,la nécessité de s’organiser en réseau a poussé le groupe « migrations » du CRID à prendre cette initiative.DPPDM est constitué d’associations de défense des droits humains, d’associations de solidarité internationale, d’associations de migrant•e•s et de soutien aux exilé•e•s, ainsi que d’organisations syndicales. En 2019, le réseau DPPDM France regroupe une quinzaine d’organisations : Carré Géo Environnement, CCFD Terre-Solidaire, Cimade, CRID, Emmaüs International, FASTI, France Amérique Latine, Forim, GRDR, IDD, IPAM, Mouvement de la Paix, Réseau Foi et Justice Afrique-Europe, Ritimo, Secours Catholique-Caritas France, Sud Solidaires.
> Les « migrations environnementales » ••• pour les nuls•le•s ! État des lieux des réflexions sur les migrations environnementales du point de vue de la solidarité internationale.

[Réseau] Mujeres en red. El periodico feminista. Publicación de mujeres por Internet : últimos textos una revisión de la ley de Igualdad española. También ofrece un texto sobre “Los medios y la representación de género: algunas propuestas para avanzar”; y otro sobre “Software libre, géneros y (des)igualdad: expandir los horizontes de la libertad”. Además, en su página incluye una agenda de actividades; didáctica sobre el feminismo, con preguntas y respuestas, en su sección de “Qué es el feminismo”. Y una división de búsqueda por temas, que van desde Internet hasta cultura, economía, prostitución, y otros.
> Recursos Mujeres inmigrantes

[Réseau] La voix des femmes : collectif de femmes en belgique
[Diagnostique] Le livre blanc de la femme migrante

« La voix des femmes réfugiées doit être entendue » campagne sur les droits des femmes au Bureau régional Europe d’Amnesty International 

[Réseau] Le Gisti (Groupe d’information et de soutien des immigré·e·s) milite pour l’égal accès aux droits et à la citoyenneté sans considération de nationalité et pour la liberté de circulation. L’association se veut un trait d’union entre les spécialistes du droit et les militant⋅e⋅s : la présence en son sein de nombreux juristes, praticien⋅ne⋅s ou universitaires, place le Gisti dans la position revendiquée de l’« expert militant », alliant de façon étroite l’analyse juridique et le travail de terrain, l’usage du droit comme arme ou levier et la participation au débat public.L’activité du Gisti se décline autour de plusieurs pôles : conseil juridique, formation, publications, actions en justice, à quoi s’ajoute le travail au sein de collectifs ou réseaux interassociatifs.
[Revue] « Femmes, étrangers : des causes concurrentes ?« , n°75 de Plein droit, la revue du Gisti

[Réseau] Coordination Sud : Rassembler et agir pour la solidarité internationale
Coordination SUD est la coordination nationale des ONG françaises de solidarité internationale. Fondée en 1994 sous le statut d’association loi 1901, elle rassemble aujourd’hui plus de 170 ONG françaises travaillant dans la solidarité internationale. Une centaine sont membres via six collectifs : CLONG-Volontariat, Cnajep, Coordination Humanitaire et Développement, Crid, Forim, Groupe Initiatives. Les ONG membres mènent des actions humanitaires d’urgence, d’aide au développement, de protection de l’environnement, de défense des droits humains auprès des populations défavorisées, ainsi que des actions d’éducation à la citoyenneté et de plaidoyer.
[Séminaire] Webinaire APD et Migrations : à (re)visionner et lire ! A l’occasion de la Journée internationale des personnes migrantes, la commission Migrations de Coordination SUD a organisé le 18 décembre dernier un webinaire questionnant les liens entre migrations et développement. L’occasion de présenter et discuter avec une cinquantaine de participantes et participants sa dernière publication intitulée « Comment l’aide publique au développement est-elle utilisée pour servir les politiques migratoires ? »
> [Plaidoyer] Diplomatie féministe : pour une APD genre à la hauteur des enjeux

[Réseau] Association France Terre d’asile
L’association selon la loi du 1er juillet 1901, dite France terre d’asile, fondée en décembre 1970, a principalement pour but le maintien et le développement d’une des plus anciennes traditions françaises, celle de l’asile et de garantir en France l’application de toutes les conventions internationales pertinentes. Pour l’association, il s’agit d’aider toutes les personnes en situation de migrations de droit, en particulier celles répondant aux définitions de « réfugié » et « d’apatride » précisées par les conventions internationales, notamment par l’article premier de la convention de Genève du 28 juillet 1951 complété par l’article premier du protocole de New-York du 31 janvier 1967 et par la convention de New-York du 30 août 1961, ainsi que les personnes ne bénéficiant pas du statut légal de réfugié ou d’apatride.
[Étude] « Les  violences à l’égard des femmes demandeuses d’Asile et réfugiées en France. »
Les cahiers du social n°40 // Avril 2018

[Réseau] Le Forum des Organisations de Solidarité Internationale issues des Migrations (FORIM) : c’est une plateforme nationale qui réunit des réseaux, des fédérations et des regroupements d’Organisations de Solidarité Internationale issues de l’Immigration (OSIM) engagés dans des actions d’intégration “ici” et dans des actions de développement dans les pays d’origine. Le FORIM représente environ 700 associations intervenant en Afrique subsaharienne, au Maghreb, en Asie du Sud-est, aux Caraïbes et dans l’Océan Indien. Créé en mars 2002 avec le soutien des pouvoirs publics français, il témoigne de la volonté de ses membres de s’associer à toutes les composantes de la société civile française afin de favoriser l’intégration des populations issues des migrations internationales, de renforcer les échanges entre la France et les pays d’origine et de contribuer au développement de leur région d’origine. Il montre une image spécifique de la vie associative des personnes issues de l’immigration et met en évidence les aspects positifs de la double appartenance en faisant la promotion d’actions conduites en France autour de l’intégration, de l’échange culturel et d’actions de développement vers les pays d’origine.
[Étude] Des études sur les diasporas de différents pays en France

[Site de ressources éducatives] Le site MATILDA regroupe plus de 80 vidéos, accompagnées de ressources pédagogiques, sur les thématiques de l’égalité entre les sexes, dans tous les domaines. Matilda c’est également une plate-forme collaborative qui permet d’échanger des idées, des questionnements et des réalisations. MATILDA est un projet à l’initiative de l’association v.ideaux qui est née le 1er février 2017, a été conçue grâce à une équipe de plus de 50 personnes, réunion des compétences et de l’enthousiasme d’enseignant.e.s de l’école primaire, collège, lycée, université, de vidéastes, musiciennes, professionnelles du numérique, et d’associations.

[Exposition] Migrations au féminin. Un siècle d’histoires en France. Livret d’accompagnement de l’exposition
TOULOUSE : L’EXPO est dans le catalogue de prêt d’expositions de l’Espace diversités laïcité (Mairie de Toulouse). Prêt gratuit à des organisations et associations toulousaines. Cf catalogue actualisé 2021
Pour trouver l’expo à PARIS, c’est par là

















RESSOURCES SCIENTIFIQUES

[Musée virtuel] MUSEA
MUSEA est un site édité par l’université d’Angers qui propose depuis 2004 des expositions virtuelles sur l’histoire des femmes et du genre. Outil éducatif, culturel et citoyen, il permet de déconstruire les représentations stéréotypées du masculin et du féminin. Ses ressources variées (images, textes, sons et vidéos) servent de support à une réflexion transdisciplinaire accessible à toutes et tous. MUSEA a pour objectif de proposer une histoire réalisée par des universitaires, accessible à tous publics.
[exposition virtuelle] Immigrées, exilées, femmes en luttes
Coordination scientifique : Claudie Lesselier 

Atlas des migrations

[Livre] Catherine Wihtol de Wenden et Madeleine Benoit-Guyod : Atlas des migrations : Un équilibre mondial à inventer, 2012.
Plus de 100 cartes et infographies entièrement mises à jour pour comprendre les phénomènes migratoires et interroger nombre d’idées reçues. Pauvreté, conflits, catastrophes environnementales, travail, études, tourisme : quels sont les facteurs réels des migrations ? Entre accueil et rejet, les réponses politiques possibles : fermeture des frontières, expulsions, droit d’asile, naturalisations? L’Europe face à une crise migratoire sans précédent due au conflit syrien. Afrique, Asie et Amérique du Sud : les enjeux et conséquences des migrations dans les pays émergents.

[Livre] Camille SCHMOLL : Les Damnées de la mer, Femmes et frontières en Méditerranée, Paris, La Découverte, 2020

Lire un extrait

[Entretien] Camille SHMOLL, Université Paris-Diderot (Contretemps) : Tu dis avoir écrit ce livre pour « féminiser le regard » porté sur les migrations et ainsi lutter contre la minorisation du rôle des femmes dans ces dernières. Peux-tu expliciter les raisons qui sous-tendent cette invisibilisation, aussi bien dans la sphère publique, que dans les recherches menées dans ce domaine ? (…)

[Rapport] Jane Freedman & Bahija Jamal (2008) Violence à l’égard des femmes migrantes et réfugiées – Etudes de cas : France, Italie, Egypte & Maroc
> Page Internet de Jane FREEDMAN, professeur à l’université Paris 8. Domaines de recherche : Genre, violences basées sur le genre, réfugié-e-s, politiques d’asile, politiques migratoires.

[Dossier] Femmes, genre, égalité : « Les migrants sont aussi des migrantes », Revue de la Ligue des droits de l’Homme, Hommes et Libertés, n° 167, septembre 2014
Un article de Catherine Wihtol de Wenden, politologue française, spécialiste de la question des migrations. (CNRS, Ceri, Sciences-Po)

[Revue] Revue Migrations forcées, numéro 43 (avril 2013) Orientation sexuelle et identité de genre et protection des migrants forcés, University of Oxford, Refugee Centre
Partout à travers le monde, des personnes doivent faire face à des abus, des arrestations arbitraires, des tentatives d’extorsion, de la violence, des discriminations graves et à une absence de protection officielle, tout cela du fait de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre. Ce tout dernier numéro de RMF comprend 26 articles sur des atteintes aux droits des migrants forcés qui s’identifient comme lesbiens, gays, bisexuels, transgenres ou intersexués. Les auteurs discutent tout autant les difficultés rencontrées que les exemples de bonnes pratiques en en ce qui concerne la garantie de la protection des migrants forcés LGBTI.

[Livre] Genre, migrations et globalisation de la reproduction sociale
Christine VERSCHUUR, PARIS : L’HARMATTAN,2013, 431 P.
Recueil de documents de référence (articles théoriques, d’analyses sectorielles, d’études de cas) relatifs au concept de genre dans le développement. Chaque contribution (une trentaine) d’auteur-e-s du Sud et du Nord est suivie de références bibliographiques. Nombreux encadrés (liste en fin d’ouvrage). Le lien renvoie vers le sommaire détaillé.
Quatre parties principales :
* Reproduction sociale et travail de care dans les espaces transnationaux : rapports de genre, classe, race
* Migrations et développement, envois de fonds et foyers transnationaux
* Colonialité du pouvoir et stratégies des personnes migrantes
* Arrangements économico-sexuels, dons ou marchandisation de la reproduction
* Luttes et politiques.

[Rapport] Excision et migration en Belgique Francophone : rapport de recherche de l’Observatoire du sida et des sexualités pour le GAMS Belgique
Myriam DIELEMAN – BRUXELLES MOLENBEEK [BELGIQUE] : GROUPE POUR L’ABOLITION DES MUTILATIONS SEXUELLES (GAMS), 2010, 183 P.
Ce rapport a pour objectif de décrire et de comprendre l’impact de la migration sur les pratiques et les représentations de l’excision afin de saisir les motifs et les logiques qui concourent à la continuité ou à l’abandon de celle-ci parmi les populations d’origine subsaharienne (conditions de vie, dynamiques sociales, effets des dispositifs institutionnels).

[Livre] Mères et bébés sans-papiers
Christine DAVOUDIAN – TOULOUSE : ERES 2012, 245 P.
Ce livre parle de l’angoisse des mères sans-papiers au moment de la naissance et du travail des associations (type Protection Maternelle Infantile (PMI)) qui les aident. Sont indiqués également tous les soucis que rencontrent ces mères pour soigner ou suivre médicalement leurs bébés.

[Projet Recherche-action] Cartographies traverses, des espaces où l’on ne finit jamais d’arriver
« Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines. 
Projet participatif, il a réuni douze demandeurs d’asile, deux chercheuses en géographie et quatre artistes pour fabriquer des cartes du chemin, des cartes en chemin.
Ré-inventer les figurés qui habituellement réduisent la frontière en une ligne et la migration en une flèche, rendre compte de la complexité politique et pratique des franchissements : 
autant d’enjeux qui trouvent leur expression dans ces expérimentations arts-sciences, 
intégrées au collectif antiAtlas des frontières. 

[Livre] Droit de la famille de femmes françaises et maghrébines
BEDU, Aurélie (sous le dir. de).- CIACDE Edition : Montpellier, 2007, 292 P.
Toute femme française, binationale ou étrangère, qu’elle vive en France ou dans un des pays du Maghreb, peut e effet se retrouver un jour confrontée à un droit étrangère qu’elle méconnaît. Répondre aux questions liées au droit de la famille nécessite des connaissances en droit français, en droit des pays du Maghreb et en droit internationale privé. Ce guide juridique réunit l’ensemble de ces législations. Il apporte des réponses aux professionnels qui rencontrent des situations ou plusieurs droits de la famille entrent en interaction. Il a également pour objectif d’informer les femmes françaises et maghrébines sur leurs droits mais aussi sur les discriminations qu’elles peuvent subir.

[Livre] Prostitution : la mondialisation incarnée
POULIN, Richard (sous la dir. de). – ALTERNATIVES SUD, 2005/03, n°3, 239 P.
La mondialisation d’aujourd’hui est un facteur dominant dans l’essor de la prostitution et, notamment, la traite des femmes et des enfants à des fins de prostitution. Elle a eu un effet important sur l’industrialisation du commerce sexuel qui a transformé les femmes et les enfants en marchandises exportables. Le renforcement des inégalités sociales, l’accentuation de la paupérisation des populations entraînent des migrations accrues et deviennent, de fait, des facteurs propices à la traite des êtres humains.

[Livre] Le trafic d’êtres humains
DUSCH, Sabine – PARIS : PUF, 2002/03, 317 P.
Cet ouvrage traite de trois formes d’exploitation humaine : le trafic de migrants clandestins, condamnés à des formes de travail proches de l’esclavage ; l’esclavage des femmes et la prostitution que ce soit dans le pays même par le tourisme sexuel ou par « l’importation » de jeunes femmes ; enfin, l’exploitation des enfants, par le travail ou les abus sexuels. Chacune de ces parties traite le problème dans son ensemble, puis fait un tour du monde de la situation.
Dans une quatrième partie, l’auteure expose la lutte mondiale contre les trafics d’êtres humains et la manière dont les Etats s’organisent dans ce domaine. Elle évoque les législations nationales et internationales et souligne les avancées, mais aussi les défaillances, de la lutte contre les trafics, que la directrice de l’UNICEF compare à une « forme de terrorisme ».

[Livre] D’un voyage à l’autre : des voix de l’immigration pour un développement pluriel
BLION, Reynald (sous la dir. de) ; Rigoni, Isabelle (sous la dir. de) – PARIS : 2001/07, 304 P.
Cet ouvrage est constitué d’une quinzaine de contributions diverses émanant tant de la recherche scientifique que de la pratique de terrain. Il propose un bilan de la participation des immigrés aux dynamiques de développement. Il avance aussi des propositions en vue d’un accroissement de leur reconnaissance et de leur prise en compte dans les partenariats qui se construisent.

[Livre] Les femmes de l’immigration au quotidien
BENTCHICOU, Nadia (sous la dir. de) – PARIS ; AMIENS : L’HARMATTAN ; LICORNE, 1997/05, 127 P.
Les femmes de l’immigration ne se satisfont désormais plus des rôles d’épouse et de mère et recherchent de plus en plus autonomie et implication dans l’espace social et public. Cet ouvrage rassemble des descriptions de différentes situations et des exemples d’incitatives dont elles sont les actrices ou auxquelles elles participent. Divers aspects sont traités : -la question de l’identité des jeunes filles ; -le développement des activités de médiation ; -les questions liées à la formation et à l’emploi

[Livre] Femmes immigrées en Italie
MELCHIORI, Paola. In : BISILLIAT, Jeanne (sous la dir.de). Femmes du sud, chefs de famille – PARIS : KARTHALA, 1996, p. 191, 206.
Cet ouvrage est le résultat d’un colloque sur les femmes du Sud, chefs de famille, organisé par l’ORSTOM et l’association Femmes et Développement (AFED) en novembre 1994 et qui avait pour but d’étudier le rôle de la femme dans la famille. A travers l’analyse de la situation des femmes dans le monde, des effets de la mobilité sur leur statut, d’exemples pratiques de difficultés rencontrées et des formes de violence auxquelles elles sont confrontées, ce recueil explique les nouvelles motivations qui les poussent à se prendre en main. Le chapitre 10 est consacré à la situation des femmes immigrées en Italie, mais il traite aussi beaucoup des problématiques corrélées au thème des femmes migrantes en générale.

[Livre] Smaïn Laacher, Femmes invisibles, leurs mots contre la violence, Paris, Calmann-Lévy, 2008, 264p.
On ne parle presque jamais d’elles et elles prennent difficilement la parole, à tel point qu’elles sont pour certains des « femmes invisibles ». Ce livre est ainsi la première étude sur les violences familiales et conjugales faites aux femmes étrangères et d’origine étrangère. Comment dire son malheur et demander réparation quand on vient d’un environnement social où il n’est pas légitime d’exposer publiquement des problèmes privés? La force, l’actualité et l’originalité de cet ouvrage résident dans le matériau qui a servi à analyser ces violences: 400 fiches téléphoniques et 300 lettres adressées à deux associations, Voix de Femmes et Ni Putes Ni Soumises, ainsi qu’une trentaine d’entretiens approfondis réalisés avec des femmes et des jeunes filles. Si la majorité d’entre elles sont de confession musulmane, elles s’éloignent pourtant d’une interprétation traditionnelle et religieuse des rapports homme-femme, lorsqu’elles racontent leur souffrance hors de l’espace privé. Leurs mots sont ceux de l’école, du droit et de la Raison. Loin des polémiques sur la condition de la « femme immigrée » et de la fascination pour le « cas personnel », cet ouvrage fera date, car l’auteur opère avec finesse et rigueur un déplacement radical de notre perception du sort de ces femmes.

[Livre] Smaïn Laacher, De la violence à la persécution, femmes sur la route de l’exil, Paris, La Dispute, 2010, 171 P.
Cet ouvrage porte sur les violences faites aux femmes migrantes pendant leur voyage clandestin. Ces femmes ont quitté, principalement l’Afrique de l’Ouest, et ont voyagé jusqu’au Maroc, en Algérie, en Espagne et en France. Afin d’apporter des éléments de réponse à ce fait ignoré, l’auteur a recueilli les récits et témoignages de femmes migrantes ayant subi ces violences, ainsi que le point de vue d’associations et d’ONG en matière de lutte et de prévention contre ces formes de violence spécifiques.

[Entretien] Smaïn Laacher, sociologue du Centre d’étude des mouvements sociaux de l’École des Hautes Études en Sciences sociales (CEMS-EHESS) de Paris à propos de son livre.
[Audio] Émission France Inter.
avec Smaïn Laacher. Le vif de l’histoire (Jean Lebrun). L’ébranlement du droit d’asile, 20 juin 2018

[Livre] Roulleau-Berger, L. (2010). Migrer au féminin. Paris cedex 14, France: Presses Universitaires de France.
Le migrant aujourd’hui est une figure emblématique des transformations des ordres locaux et globaux. Des hommes et de plus en plus de femmes se déplacent, circulent, reviennent et prennent des routes migratoires différentes ; ils acquièrent des expériences et sont souvent mis à l’épreuve dans leurs identités sociales, ethniques et de genre. La géographie des espaces migratoires fait apparaître de nouvelles centralités et de nouvelles périphéries économiques et politiques entre lesquelles se tissent des lignes de réseaux transnationaux, diasporiques, ethniques. Selon la Division de la population des Nations unies, le nombre de migrants internationaux est passé de 75 millions en 1965 à 165 millions en 1990 et 191 millions en 2005 ; aujourd’hui environ 220 millions de migrants dans le monde résideraient dans un pays étranger. Mais à la différence de la mondialisation migratoire du XIXe siècle, quand l’Europe produisait toute l’émigration internationale, aujourd’hui les migrants viennent de presque tous les pays du monde. L’accélération des migrations internationales révèle les dynamiques de changement social, politique et économique à l’œuvre dans les sociétés contemporaines toujours plus complexes, plurielles et diversifiées. L’Europe notamment se trouve au cœur de ces transformations marquées par l’intensification des mouvements migratoires Sud-Nord et Est-Ouest, en raison de l’importance de plus en plus grande des réfugiés et des demandeurs d’asile, de la poursuite du regroupement familial, de l’existence de réseaux informels qui orientent les mouvements avec les bouleversements intervenus à l’Est, de l’exacerbation des tensions nationalistes et ethniques, et de l’arrivée de nombreux Chinois de Chine continentale depuis les années 1990.

[Livre] Ranabir Samaddar, A Postcolonial Enquiry on Europe’s Debt and Migration Crisis, Singapour, Springer Science+Business Media, 2016. [Une interrogation postcoloniale sur la dette de l’Europe et la crise migratoire].

« Voici, de la plume du politologue Ranabir Samaddar, un livre nécessaire et salutaire pour les lecteurs européens, qu’ils auraient tout intérêt à lire. Le projet d’étudier et de penser sous un angle postcolonial stratégique et non-idéologique la relation entre la crise dite migratoire en Europe et la crise financière presque contemporaine (véritablement, le destin de la Grèce) est une idée brillante. » (Un point de vue postcolonial sur la crise européenne, Rada Iveković, Contretemps, 9 août 2017)

[Livre] Migrer au féminin, de Laurence Roulleau-Berger. PUF, 2010
La migration internationale concerne de plus en plus les femmes, dont les situations économiques ne cessent de se diversifier. Alors qu’elles contribuent à la reconfiguration des économies, locales et globales, elles sont souvent mal considérées au plan social. L’auteur analyse le parcours et les expériences migratoires de ces femmes et montre qu’elles redéfinissent leur identité à partir d’une multiplicité de rôles dans un complexe mondialisé.
Recension sur le site de la Revue Européenne des migrations internationales

[Livre] Immigration : fantasmes et réalités : Pour une alternative à la fermeture des frontières de Claire Rodier et Emmanuel Terray, La Découverte, 2008
L’idée de ce livre est partie d’un double constat : la référence au respect des droits de l’homme ne suffit pas, ou ne suffit plus, pour remettre en cause les politiques migratoires qui leur portent atteinte. Par ailleurs, beaucoup de contre-vérités circulent sur la question des migrations : « l’immigration pèse sur le budget national », « il faut privilégier l’immigration choisie contre l’immigration subie « , « l’aide au développement peut interrompre les flux d’émigration », « la lutte contre l’immigration clandestine favorise l’intégration des migrants installés ». ces idées fausses traduisent une grande méconnaissance de la réalité de l’immigration et de la poli-tique migratoire menée en france par la droite comme par la gauche depuis les années 1970, et plus encore de celle mise en place dans les années 2000 et qui se profile au plan européen. Face aux fantasmes et aux mensonges, cet ouvrage a pour objectif de poser les bonnes questions, d’analyser les conséquences des politiques menées et de démonter les solutions hâtives, afin de montrer la réalité des situations et de susciter le débat. ii s’adresse aux personnes qui, bien qu’attachées au respect des droits de l’homme doutent, ébranlées par les discours sécuritaires ou économistes. il suggère qu’une politique alternative à la fermeture des frontières n’est pas forcément irréaliste ou utopique.

[Livre] Fuir pour vivre, de Erika et Klauss Mann, Autrement, 1997 (original 1938)
Erika et Klaus Mann, les  » enfants terribles  » de Thomas Mann, ont dès leur plus tendre enfance formé un tandem à toute épreuve. Contraints à l’exil en mars 1933, déchus de la nationalité allemande, ils continuent la lutte à l’étranger : en Suisse d’abord, puis aux Etats-Unis, où ils se réfugient en 1938. C’est là qu’ils écrivent ensemble Escape to Life, véritable galerie de portraits de tous les exilés de la culture allemande. Ainsi trouvet-on réunis dans ce livre étonnant les destins des premiers martyrs du nazisme et ceux de personnalités aussi diverses et hautes en couleur qu’Albert Einstein et Marlène Dietrich, Schönberg, Freud, Toscanini, Brecht, Stefan Zweig, Lubitsch, Fritz Lang, Peter Lorre et Else Lasker-Schüler. Ces vies déchirées et déracinées sont autant de leçons de clairvoyance et de courage, alors qu’au même moment tant d’Allemands cédaient à la facilité de l’aveuglement ou de l’indifférence. Ce livre était un appel à l’union des forces démocratiques. Quelques mois après sa parution, le monde se trouvait plongé dans le plus grand conflit de tous les temps. Un document exceptionnel disponible enfin, pour la première fois, en français.

[Livre] FALQUET, Jules ; REBAUDE, Aude ; FREEDMAN, Jane ; SCRINZI, Francesca (coord.) (2008) Femmes, genre, migrations et mondialisation. Un état des problématiques. Les cahiers du CEDREF, 16 | 2008, Université Paris Diderot, Paris 7, Paris.
Partiellement disponible en ligne.
Cet ouvrage, publié par le CEDREF (Centre d’Enseignement, de Documentation et de Recherches pour les Etudes Féministes) est consacré à la perspective de genre dans l’étude des migrations internationales. L’ouvrage s’ouvre avec un regard rétrospectif sur les études des migrations pour montrer le quasi totale absence de la perspective de genre dans cette discipline. L’ouvrage ensuite continue en présentant une série des articles qui traitent les thèmes principaux sur le sujet de la migration féminin telles qui sont les conséquences sur les reports sociaux de sexe ; le travail domestique et la violence sexuelle.

[Thèse] Clotilde LEBAS (2015) Le refus de la violence. Vies de femmes, entre l’Algérie et la France. Thèse dirigée par Didier Fassin.
S’appuyant sur une enquête ethnographique menée en France et en Algérie auprès de militantes féministes et de femmes ayant fui leur domicile en raison des coups, des insultes et des humiliations qu’elles y subissaient, cette thèse croise trois champs de la recherche anthropologique : le genre, la violence et la migration. Plus particulièrement, elle s’intéresse à la reconfiguration des vies qui ont été irrémédiablement transformées par le refus de la violence.Afin de se distancier des discours qui disjoignent la violence comme catégorie discursive et les violences en tant qu’expériences, cette étude propose une analyse en terme de contrainte sexuée.[…] D’une partie à l’autre, cette thèse livre ainsi, à partir des multiples bifurcations empruntées par des vies malmenées par l’autorité et la brutalité masculine, une exploration de la mémoire des corps qui portent en eux le résidu des technologies de genre.

[Article] Dahinden, J., Rosende, M., Benelli, N., Hanselmann, M. & Lempen, K. (2007). Migrations : genre et frontières – frontières de genre. Nouvelles Questions Féministes, vol. 26 (1), 4-14.
Ce numéro de Nouvelles Questions Féministes aborde la problématique des migrations dans une perspective de genre à partir de recherches menées en Suisse. Dans ce pays, les travaux traitant des migrations sont rares et récents et souvent peu connus dans le monde francophone. Comme dans la plupart des pays du continent européen, les migrations n’ont pas retenu l’attention des chercheur·e·s en Suisse jusqu’à il y a quelques années (Fibbi et Ogden, 1989). Quant au rôle du genre dans la configuration des processus migratoires, force est de constater que cette perspective est le parent pauvre de la production scientifique. À l’exception de quelques études pionnières qui évoquent la situation spécifique des migrantes (voir par exemple Braun, 1970), il faut attendre les deux dernières décennies du XXe siècle pour que des recherches portent explicitement sur les femmes dans les migrations (Fibbi, 1995 ; Prodolliet, 1995). Ces études permettent certes de mieux connaître les conditions de migration que les femmes vivent et affrontent, mais il reste beaucoup à faire pour comprendre et montrer comment les migrations contribuent à la production de la division et de la hiérarchie des sexes, et inversement comment le genre influence les processus migratoires. En réunissant des articles fondés sur des études menées en Suisse et intéressés par la dimension sexuée des phénomènes migratoires, notre objectif est de pointer des pistes pour de futures recherches sur cette thématique.

[Article] Subjectivation de migrantes en conditions vulnérables au Mexique et au Pérou
Carola MICK – AUTREPART : REVUE DE SCIENCES SOCIALES AU SUD, n°66, 2013/3, P. 99-114
Cet article vise à reconstruire de manière analytique les conditions de subjectivation des femmes qui migrent, en identifiant les facteurs qui, du point de vue émique, favorisent ou entravent leur constitution en acteurs. Nous avons étudié le cas des employées de maison de Lima (Pérou) et le cas des journalières agricoles à Morelos (Mexique). Nous avons bâti le corpus de données à partir de techniques ethnographiques puis appliqué l’analyse narrative aux récits des dix femmes. Enfin, nous avons comparé les résultats des deux cas pour déterminer les facteurs d’appariement parmi lesquels figurent l’éducation, l’apprentissage et la famille.

[Article] Ces femmes qui migrent seules
Franck SEURET – ALTERNATIVES ECONOMIQUES, N° 324, mai 2013, P. 43-45
Dans le monde, les migrations se féminisent et de plus en plus, il s’agit de femmes seules mariées ou célibataires : cela représente la moitié des personnes qui vivent hors de leur pays d’origine. L’émigration est un moyen d’échapper aux discriminations qu’elles subissent dans leur pays et qui limitent les perspectives d’avenir. La première étape est souvent un travail chez un employeur de la même communauté d’origine. Ces femmes sont embauchées dans des conditions défavorables. Certaines sont amenées à se prostituer ne serait-ce qu’occasionnellement. Diplômées, elles ont du mal à faire reconnaître leurs compétences.

[Article] Le matricentrage comme stratégie de protection des enfants : le cas des migrations internationales de femmes boliviennes
Robin CAVAGNOUD ; Tristan BRUSLE – AUTREPART : REVUE DE SCIENCES SOCIALES AU SUD, N°66, 2013/3, P. 115-132
Cet article propose d’étudier les migrations internationales des femmes comme situation de rupture dans le parcours de vie de leurs enfants qui restent dans le pays d’origine. Il s’appuie sur une enquête de terrain réalisée auprès d’un échantillon d’enfants à El Alto en Bolivie. L’analyse porte sur la reconfiguration des structures familiales suite au départ des mères et sur le rôle en particulier de la famille élargie et des membres féminins de la famille. Le matricentrage apparaît dans ce contexte comme une stratégie de soin et de protection des enfants reposant sur des mécanismes d’entraide familiale et les notions de parenté/maternité transnationale.

[Article] Commerce transfrontalier et migration féminine entre les deux Congo. Sylvie AYIMPAM – REVUE TIERS MONDE, N° 217, janvier-mars 2014, P. 79-96
Les migrations temporaires et pendulaires de commerçantes de Kinshasa sont une des caractéristiques majeures des échanges commerciaux entre Brazzaville et Kinshasa. L’étude diachronique permet de voir les trajectoires des différentes générations. En fait le schéma migratoire reste globalement le même : séjour de un à cinq ans, petits boulots pour lancer le commerce, éventuellement prostitution, mieux rémunérée, création de liens commerciaux. Bien que méprisées sous le nom de « Zaïroises », ces femmes assument leurs choix. L’hypothèse explorée ici est que le commerce transfrontalier donne à ces femmes l’occasion de réinventer de manière créative les rapports de genre.

[Article] Jules Falquet (2011) « Lesbiennes migrantes, entre hétéro-circulation et recompositions néolibérales du nationalisme« , Recueil Alexandries, Coll. Esquisses
La migration des lesbiennes a été très peu étudiée jusqu’à présent en France : c’est fort regrettable car elle permet de mieux comprendre les mobilités féminines dans leur ensemble, en éclairant les logiques classiques protégées par l’Etat de l’hétéro-circulation des femmes, et les transformations du nationalisme qui les réorganisent dans le cadre de la mondialisation néolibérale. Un bref retour sur l’histoire récente permettra de mieux saisir certains enjeux, en particulier entre les lesbiennes migrantes et autochtones. Ainsi, dans cet article, après avoir précisé la catégorie un peu fuyante de lesbienne, j’essaierai de montrer que leur « hyper-mobilité » constitutive éclaire d’un jour nouveau « l’hétéro-circulation » de l’ensemble des femmes. Je proposerai ensuite une analyse des pratiques migratoires de l’Etat français actuel, qui restreignent drastiquement la mobilité des lesbiennes, qui leur est pourtant encore plus vitale peut-être qu’aux autres femmes, en tout cas à situation de classe et de « race » comparable. Enfin, j’examinerai les risques qui existent à revendiquer l’extension du mariage aux lesbiennes tout comme un statut automatique de réfugiées : on verra que le concept « d’homonationalisme » de Jasbir Puar pourrait bien s’appliquer à une France que le néolibéralisme n’en finit pas de droitiser.
NB : Cet article a été rédigé dans le cadre de l’ouvrage collectif « Le genre au cœur des migrations », codirigé par Claire Cossée, Adelina Miranda, Nouria Ouali et Djaouida Sehili, Paris, Editions Petra (collection « IntersectionS »).

[Article] Gloria Anzaldúa (2011) « La conscience de la Mestiza. Vers une nouvelle conscience »Les cahiers du CEDREF, 18 
José Vasconcelos, philosophe mexicain, a envisagé una raza mestiza, una mezcla de razas afines, una raza de color —la primera raza síntesis del globo. Il l’a appelée race cosmique, la raza cósmica, une cinquième race englobant les quatre principales races du monde. Contrairement à la théorie de l’Aryen pur, comme à la politique de pureté raciale que pratique l’Amérique blanche, sa théorie est inclusive. À la confluence d’au moins deux courants génétiques, là où les chromosomes se recombinent constamment, ce mélange de races, au lieu de produire un être inférieur, crée une descendance hybride, une espèce mutable et plus malléable, dotée d’un riche bassin génétique. De cette pollinisation croisée, raciale, idéologique, culturelle et biologique, une conscience venue d’ailleurs [alien] est en train de se former —une nouvelle conscience mestiza, una conciencia de mujer. C’est une conscience des Frontières.

[Article] Nasima Moujoud, (2012) « Métiers domestiques, voile et féminisme. Nouveaux objets, nouvelles ruptures » , Hommes & migrations, 1300
En France, le travail des migrantes souffre d’un déficit d’analyse. Si la recherche féministe prend bien pour objet la position des femmes immigrées, elle a tendance à oublier les dynamiques profondes qui déterminent leur histoire. L’insertion de ces femmes dans les métiers de service et l’affirmation de leur identité culturelle à travers le port du voile ne sont pas des phénomènes récents. Pour les comprendre, il faut savoir décrypter les mécanismes de racialisation à l’œuvre au sein de la société française.

[Article] Nasima Moujoud ; Dolores Pourette (2005) « « Traite » des femmes migrantes, domesticité et prostitution. A propos de migrations interne et externe. » Cahiers d’études africaines 2005/3 – n° 179-180. Pages 1093 à 1121.
Article consacré aux femmes migrantes et aux questions de domesticité (dans le privé) et de prostitution qui sont historiquement et structurellement assignées aux femmes immigrées. A` partir de données ethnographiques, l’auteure repense les questions liées à la « traite » et au « trafic » des femmes. Ces éléments sont indissociables des structures de domination, liées aux rapports sociaux de sexe, de classe et d’origine.

[Article] Geneviève Cortes (2016) « Femmes et migrations : celles qui restent », EchoGéo, 37 
Ce numéro d’Échogéo, dans différents contextes géographiques au sud (Amérique centrale, Afrique de l’ouest et de l’est, Asie du sud), interroge la place des femmes dans l’émigration internationale, et plus particulièrement de celles qui « restent » en l’absence des hommes, de celles qui restent alors que d’autres partent. Le rôle des femmes dans les espaces d’émigration a fait l’objet de certains travaux dans le champ de la géographie ou plus largement des sciences sociales et ce, dès les années 1970-1980 et plus encore dans les années 1990. Cependant, les contextes actuels de mondialisation migratoire, de diversification des flux et des profils de migrants, de complexification des formes de migrer, de facilitation des mobilités via les nouvelles technologies de l’information ou encore le resserrement des liens urbain-rural suscitent un besoin de nouveaux éclairages.

[Article] Nathalie Ortar, « Qui bouge, qui reste dans le couple ? »e-Migrinter, 11 | 2013, 94-102.
Que la raison de la mobilité géographique dans notre étude soit liée à des logiques de carrière, des choix de vie et/ou des choix résidentiels et familiaux, la surreprésentation masculine ouvre de nombreuses hypothèses explicatives sur les attentes que continuent d’avoir les entreprises sur l’un et l’autre sexe, le poids de l’assignation sociale à des rôles sexués notamment en ce qui concerne la maternité et la paternité, l’arrivée des enfants, les différences de carrière homme/femme, mais aussi sur les différentes conceptions que semblent avoir les hommes et les femmes de leur projet de vie.

[Article] Joanne Le Bars (2014) « Travailleuses sans-papiers à Paris »Hommes & migrations, 1308
Confrontées à des discriminations croisées dues à leur leur sexe et à leur origine ethnique, à Paris, les travailleuses migrantes commencent à faire entendre leur voix dans les mobilisations de sans-papiers. Suite à l’occupation d’un lieu parisien, l’émergence d’un collectif de femmes sans-papiers va mettre en avant leur expérience racialisée de travailleuses domestiques. Leur souhait de manifester dans l’espace public traduit leur volonté d’accéder à une reconnaissance sociale.

[Article] Françoise Vergès : « La lutte décoloniale élargit les analyses » (1/2)
Nous retrouvons Françoise Vergès dans un café associatif de Besançon. « Je ne rejette ni n’idolâtre l’Europe ou le monde postcolonial », écrivait-elle dans l’un de ses premiers ouvrages, Mémoire enchaînée. Celle qui tient l’île de La Réunion, où elle a vécu toute sa jeunesse et son adolescence, pour le point de départ de sa pensée précisait que cette circulation, entre les espaces et les langues, lui autorise « le détour » et l’usage des textes comme autant d’outils. Une décennie plus tard, elle préside le collectif Décoloniser les Arts et publie l’essai-manifeste Un féminisme décolonial (2019). Cette première partie s’approche de cet adjectif, souvent décrié.
[Interview] Le féminisme décolonial selon Françoise Vergès
[Interview] Féminisme et colonisation, quel lien ? Françoise Vergès , 2018

[Article] Ait Ben Lmadani, F. & Moujoud, N. (2012). Peut-on faire de l’intersectionnalité sans les ex-colonisé-e-s ?. Mouvements, 4(4), 11-21.
La réception en France du Black feminism, accompagné des études de l’intersectionnalite et de l’imbrication des rapports de pouvoir, a créé un nouvel espace critique de référence dans la recherche universitaire française mais on y reproduit souvent une forte coupure entre théorie et action, puisque les travaux français ou francophones sur le racisme, les migrations, la colonisation, et les luttes de minoritaires, y sont marginalisés.
Cette coupure inhibe la déconstruction des discours et pratiques ethnocentristes, masculines, hétéronormatives et élitistes locales, et invisibilise les savoirs des minoritaires ex-colonisé-e-s.

[Article] Laure Anelli, « Au-dessus de tout soupçon ? L’entrée dans l’homosexualité de filles de migrants nord-africains »Genre, sexualité & société [En ligne], 7 | Printemps 2012
Cet article se fonde sur une enquête qualitative menée par entretiens auprès d’une dizaine de lesbiennes descendantes de migrants nord africains, âgées de 19 à 33 ans et vivant en région parisienne. J’y montre comment les jeunes femmes rencontrées parviennent à contourner l’assignation à l’hétérosexualité émanant tant des pairs juvéniles que des parents. On verra que « l’interdit » et la pression au mariage font système pour contraindre les filles à l’hétérosexualité, définissant deux âges : un avant et un après 25 ans. Si durant l’adolescence, le déni d’existence du lesbianisme, couplé à « l’interdit », permet de voir en l’homosexualité une « liberté inattendue », les 25 ans dépassés, la situation des filles tend à se complexifier. À mesure qu’elles approchent la trentaine, elles semblent face à un choix impossible, pressées d’un côté, et notamment dans le milieu lesbien, à l’installation en couple et au coming out, et de l’autre au mariage, particulièrement dans la famille. Face à ces deux modèles concurrents, les jeunes femmes façonnent les conditions d’une sexualité pour elles-mêmes, déployant des solutions alternatives et contrastées.

[Article] Julien Debonneville, « Sexualités en mouvement. Du travail domestique mondialisé à la normalisation des corps sexués »Genre, sexualité & société [En ligne], 20 | Automne 2018
Le présent article propose d’interroger la construction des corps et des sexualités dans le cadre des migrations des travailleuses domestiques philippines. À partir d’une analyse ethnographique des pratiques de recrutement et de formation des candidates à l’émigration aux Philippines, cet article décrira comment la construction de la qualification centrée sur la « docilité », le « dévouement au travail », la « capacité d’adaptation » se traduit par des savoir-faire, des savoir-être et un fort contrôle des sexualités. Plus spécifiquement, cette enquête montrera comment les corporéités et les sexualités des migrantes deviennent le reflet d’une éthique du care lors des pratiques de formation et de recrutement. À ce titre, nous verrons comment les sexualités deviennent avant tout un enjeu de contrôle social au nom de l’idée d’un professionnalisme, ainsi que de la réputation du pays. L’analyse des techniques de gouvernementalité ciblant les corporéités et les sexualités des travailleuses domestiques dévoilera ainsi les modes opératoires de subjectivation dans l’industrie de la migration aux Philippines. Au final, cet article mettra en exergue l’importance de l’analyse des techniques de contrôle des sexualités des migrantes afin de saisir la construction des qualifications et des rôles sociaux dans l’économie mondialisée du care.

[Article] Arab, C., Gouyon, M. & Moujoud, N. (2018). Migrations et enjeux migratoires au prisme des sexualités et du genre. Migrations Société, 3(3), 15-26.
Les débats médiatiques récents autour des prises de position contre le pinkwashing, les luttes des queers racisés contre l’homonationalisme, l’engagement associatif auprès de l’accueil des personnes réfugiées LGBTQI sont autant d’exemples qui situent les formes sociales des sexualités au cœur des politiques publiques et migratoires. Ces enjeux sociétaux constituent la structure réflexive du présent dossier thématique, dans lequel nous décrirons et analyserons l’investissement des sexualités dans la construction des frontières matérielles et idéologiques entre les groupes sociaux (femmes/hommes, migrantes et migrants/autochtones/« expatriées et expatriés », LGBTQI, etc.) et dans la réalisation des trajectoires migratoires. Dans cette perspective, l’objet d’étude « sexualité » est considéré comme une notion qui renvoie à un ensemble de pratiques relationnelles (amoureuses, de travail, familiales, matrimoniales, etc.) et d’enjeux sociaux (sexuels, nationaux, de sexe, de classe, de race, d’âge) qui se construisent et se redéfinissent en fonction du contexte. Plus particulièrement, nous nous demanderons en quoi le sexe, en tant que sexualité, peut être un vecteur d’oppression au sens ou l’entend Gayle Rubin : « le sexe est un vecteur d’oppression. Le système d’oppression sexuelle est transversal par rapport aux autres modes d’inégalités sociales, c’est-à-dire qu’il sélectionne les individus et les groupes en fonction d’une dynamique qui lui est propre. Les notions de classes sociales, de race, d’ethnicité ou de sexe ne suffisent pas à rendre compte de cette oppression…

[Article] Mirjana Morokvasic, « La visibilité des femmes migrantes dans l’espace public », Hommes & migrations, 1311 | 2015, 7-13.
Les femmes ont toujours participé aux migrations, certes souvent minoritaires dans les flux par rapport aux hommes. Cette présence féminine, pourtant statistiquement avérée, s’est dans le passé rarement traduite par une visibilité correspondante dans la recherche. En effet, la problématique « femmes et genre en migrations »est longtemps restée doublement occultée, en marge à la fois des recherches sur les migrations et de celles sur les femmes.
Je m’interroge à la fois sur les origines et sur la nature de la nouvelle visibilité de celles qui furent longtemps invisibles. Seraient-elles plus nombreuses ou leur profil aurait-il changé — comme semble le suggérer l’adhésion généralisée à l’idée de la « féminisation des flux »comme l’une des tendances fortes de la mondialisation ? Ou sommes-nous devenus plus sensibles à certaines formes de migrations, donc plus aptes à voir ce qui fut à l’ombre du mainstream-malestream, profitant en cela d’un long processus de « visibilisation » de la migration, des femmes et des femmes migrantes plus spécifiquement, dans la recherche et les politiques publiques ?

[Article] Nadia Châabane, « Diversité des mouvements de « femmes dans l’immigration » », Les cahiers du CEDREF, 16 | 2008
Bien peu de travaux se sont souciés d’éclairer l’aspect historique des mouvements de femmes de l’immigration en France, les dynamiques collectives, les mouvements1où elles se sont engagées, alors qu’à partir des années soixante-dix, des femmes étrangères, immigrées, exilées ou se réclamant de ces héritages, ont commencé à investir collectivement les espaces publics. Qui sont ces femmes et à quoi correspond cette expression « femmes dans l’immigration » ? Précisons d’emblée que les « femmes dans l’immigration » dont nous parlons sont des femmes qui ont migré pour des raisons différentes, des femmes arrivées par regroupement familial, des exilées politiques, des étudiantes, mais aussi des femmes françaises dont les parents ou les grands-parents ont immigré en France. Les mouvements de « femmes dans l’immigration » reflètent la diversité des expériences liées à la migration. De même, la présence de plusieurs générations de femmes caractérise beaucoup de collectifs et d’associations. Toutes celles et ceux qui ont travaillé sur ce sujet se sont heurté-e-s à la difficulté de classer en une catégorie « les femmes de l’immigration » et ont été amené-e-s à poser cette question : pourquoi les femmes issues des migrations maghrébines ou subsahariennes sont-elles maintenues dans les médias et le discours de sens commun dans la catégorie « immigrées », alors que pour les femmes issues des migrations européennes, espagnoles, italiennes et portugaises, cette désignation disparaît dès la deuxième génération? C’est cette diversité que nous voulons relever en observant les mouvements de femmes et en interrogeant leurs histoires.

[Article] Pavard, B., Rochefort, F. & Zancarini-Fournel, M. (2020). Chapitre XIII. Encore féministes au XXIe siècle. Dans : , B. Pavard, F. Rochefort & M. Zancarini-Fournel (Dir), Ne nous libérez pas, on s’en charge: Une histoire des féminismes de 1789 à nos jours (pp. 387-485). Paris: La Découverte.

[Article] Bargel, L. & Fillieule, O. (2018). Chapitre 6. Les féministes de la deuxième vague à Marseille. Dans : Olivier Fillieule éd., Marseille années 68 (pp. 377-491). Paris: Presses de Sciences Po.

[Article] Lénel, P. & Martin, V. (2012). La contribution des études postcoloniales et des féminismes du « Sud » à la constitution d’un féminisme renouvelé: Vers la fin de l’occidentalisme ?. Revue Tiers Monde, 1(1), 125-144.

[Article] Poinsot, M. (2015)‪ « Elles… leur combat pour la visibilité‪« . Hommes & Migrations, 3(3), 1-1.
Les migrations féminines ont longtemps été l’angle mort de l’histoire de l’immigration et des débats contemporains. Dès lors, si la féminisation des flux migratoires s’affirme statistiquement depuis la fin des années 1990 dans les sociétés européennes, pourquoi observe-t-on un tel déficit de visibilité et de reconnaissance ?

[Entretien] Fatou Sow , sociologue (2012). Mouvements féministes en Afrique. Revue Tiers Monde, 1(1), 145-160.
Cet entretien porte sur l’analyse des mouvements féministes et de femmes sur le continent africain, et plus particulièrement en Afrique de l’Ouest. Si les mouvements de femmes organisés et structurés s’affirment et se développent en Afrique après les Indépendances, de nombreuses associations et groupements de femmes sont inscrits dans une histoire beaucoup plus longue. Ils ont explosé depuis les années 1990 et renforcent leur institutionnalisation. Ils regroupent des femmes intellectuelles, professionnelles, militantes, ou engagées dans des groupes locaux dans des alliances autour de combats communs, et développent aujourd’hui des analyses plus politiques des rapports de genre, des systèmes patriarcaux, de l’impact des politiques et économies coloniales, postcoloniales et, aujourd’hui, néolibérales sur les femmes et, surtout, des besoins des femmes en matière de conditions de vie et droits humains. Ils gardent néanmoins des distances avec les perspectives du féminisme occidental par une « décolonisation » de la recherche et une déconstruction des catégories venues de l’Occident. Bâtir une réflexion africaine sur les femmes d’essence féministe reste un enjeu politique.

[Enquête] Parcours de l’exilé : du refuge à l’installation. Programme de recherche “L’accueil, la circulation et l’installation des migrants”. Plan Urbanisme Construction Architecture

[Revue] la Revue européenne des migrations internationales
La liste des articles « Femmes et migrations »
[Article] Blandine Veith, « Engagement associatif et individuation de femmes migrantes », Revue européenne des migrations internationales, vol. 21 – n°3 | 2005, 53-67.

[Revue] Christine Catarino, Marie-Antoinette Hily et Mirjana Morokvasic (2005) « Femmes, genre, migration et mobilités », Revue européenne des migrations internationales, vol. 21 – n°1
Loin des poncifs et de la victimisation des femmes en migration, les figures de migrantes qui apparaissent dans les articles témoignent de leur hardiesse, de leurs résistances et de leurs ressources : rôle pionnier dans la chaîne migratoire, aptitude à réorienter leurs projets et parcours, capacité, à trouver des solutions palliatives face aux contraintes structurelles, stratégies permettant d’asseoir leurs projets d’épargne et de retour, aptitude à investir – différemment des hommes – des espaces géographiques et sociaux usant pour cela, s’il le faut, de la ruse, capacité à se défendre, en se regroupant, en s’organisant, en formant des alliances, utilisation tactique ou stratégique de la législation et / ou des institutions.Les contributions s’inscrivent dans la continuité du renouvellement de la production des connaissances relative aux femmes en migration d’abord, au genre et migration ensuite. Sans avoir l’ambition d’effectuer un état des lieux de la recherche sur la question, ce numéro de la REMI a cherché à mettre les différents articles en perspective, à pointer de nouvelles pistes de recherches et à éclairer telle ou telle problématique à partir d’une lecture sexuée des migrations.

[Revue] Prostitution : la mondialisation incarnée sous la direction de Richard Poulain, sociologue. Alternatives Sud, 2005, n°3, 239 p.
La mondialisation d’aujourd’hui est un facteur dominant dans l’essor de la prostitution et, notamment, la traite des femmes et des enfants à des fins de prostitution. Elle a eu un effet important sur l’industrialisation du commerce sexuel qui a transformé les femmes et les enfants en marchandises exportables. Le renforcement des inégalités sociales, l’accentuation de la paupérisation des populations entraînent des migrations accrues et deviennent, de fait, des facteurs propices à la traite des êtres humains.
Résumés sur le site du Centre Tricontinental, Louvain-la-Neuve

[Revue] De facto, la revue de l’IC Migrations
Différents points de vue sur les migrations grâce à des articles signés par des spécialistes ainsi qu’une interview en vidéo. Créée en novembre 2018, la revue De facto explore chaque mois, pour le grand public, un thème particulier sur les questions de migration. Écrits dans un style adapté aux formats et au lectorat d’un média généraliste, les articles, illustrations, graphiques et vidéos peuvent être republiés ou rediffusés librement sous la Licence Creative Commons.
> Numéro 12 | Octobre 2019 : Les femmes sont-elles des « travailleurs immigrés » comme les autres ? 

[Revue] Marion Couldrey et Maurice Herson (Dir) (2013) « Orientation sexuelle et identité de genre et protection des migrants forcés« , Revue Migrations Forcées, n°42
La revue Migrations Forcées (RMF) offre une tribune pour un échange régulier d’informations et d’idée entre chercheurs, réfugiés et déplacés internes ainsi que tous ceux qui travaillent avec eux. Elle est publiée en français, anglais, espagnol et arabe en association par le Centre d’Études sur les Réfugiés de l’Université d’Oxford.

[Revue] Clio. Femmes, Genre, Histoire,  revue française semestrielle, ouvre ses colonnes à celles et ceux qui mènent des recherches en histoire des femmes et du genre (toutes sociétés et toutes périodes). Organisée autour d’un thème (études de cas, actualité de la recherche, documents, témoignages et interviews, Clio a lu, Clio a reçu), elle est attentive à la dimension pluridisciplinaire et publie également des articles de Varia. Clio FGH dispose désormais d’une version numérique en anglais.
> Numéro 51 / 2020 « Femmes et genre en migration« 

[Revue] Les Cahiers du CEDREF (Centre pour la documentation, la recherche et les études féministes) sont une revue pluridisciplinaire féministe de parution annuelle. La revue est rattachée au Centre d’enseignement, de documentation et de recherche pour les études féministes (CEDREF) de l’Université Paris Diderot. Elle est spécialement orientée vers la recherche de pointe (féminisme postcolonial et transnational) et la traduction de textes fondateurs dans le domaine ainsi que la jeune recherche en études féministes.

[Revue] Genre, sexualité & société est une revue francophone à comité de lecture, consacrée à la sexualité et aux questions de genre. Créée en 2009 par un groupe de jeunes chercheur-e-s en sciences humaines et sociales, la revue Genre, sexualité & société se revendique comme un espace de dialogues et d’échanges, ouverte à différentes approches disciplinaires.

[Revue] The award-winning Journal of Women’s History is the first journal devoted exclusively to the international field of women’s history. It publishes cutting-edge scholarship from around the globe in all historical periods. The Journal also promotes comparative and transnational methods and approaches to historical constructions of gender as they shape and are in turn shaped by women’s experiences.
> Volume 23, Numero 4, Winter 2011 Gender, Culture, and Migration
This books contribute to interpretations of gender, culture, and migration in the era after World War II from quite different perspectives. Two examine the migrant experience; one focuses on institutional and state interventions to integrate and control migrants; one explores museum representations of migration; and one analyzes how literary texts challenge theories of capitalism. They cross disciplinary as well as geographical boundaries. The draw upon a variety of theoretical concepts and methodological approaches but all confirm the importance of gender for understanding issues associated with migration.

[Revue] La rivista Storia delle Donne. L’idea che è a fondamento del progetto SdD guarda al nesso tra storia e politica delle donne, ma accorda priorità a quello fra storia e politiche per le donne e con le donne; questa è una delle ragioni per cui la scelta del tema dei fascicoli è dettata dai processi in atto e dalle urgenze che la contemporaneità propone.
Il tema viene sviluppato nella sezione «Presente» da contributi che lo illustrano con incroci di approccio e metodo volutamente pluridisciplinari, senza che questo identifichi SdD con l’interdisciplinarietà degli Women’s Studies.

[Revue] (revue du réseau Mage) Poser la question de la différence des sexes dans les sciences sociales du travail et inviter à la réflexion sur le travail dans le champ des recherches sur le genre, décrypter, à partir des hiérarchies, des divisions et des segmentations qui parcourent le monde du travail, le statut des hommes et des femmes dans la société, et poser par là-même la question de la différence des sexes : telle est l’hypothèse fondatrice de la revue Travail, Genre et Sociétés. Au cœur de la réflexion, c’est bien la question des inégalités qui est posée. Et ce, à partir de la place des femmes dans le monde du travail et de leur statut dans la société : la féminisation du salariat, la tertiarisation de la société, la transformation du rapport à l’emploi des femmes, d’un côté, la montée d’un chômage et d’un sous-emploi massifs, la précarisation des statuts d’emploi, la flexibilisation des conditions de vie au travail de l’autre. Au centre de ces mutations contradictoires, l’emploi féminin évolue à la manière d’un paradoxe ambulant : plus de femmes actives, salariées, instruites, mais aussi plus de femmes au chômage, en situation précaire et en sous-emploi. Les comportements d’activité des hommes et des femmes s’homogénéisent, mais les inégalités professionnelles et familiales s’incrustent.

[Collectif recherche] Le réseau Mage (Marché du travail et genre) a été le premier groupement de recherche du CNRS centré sur la question du genre. L’objectif du Mage est de faire sortir la question du genre du cercle des initiés, de l’intégrer dans un débat plus vaste avec ceux et celles qui estiment – sans forcément que ce soit leur objet de recherche principal – qu’une lecture sexuée du monde du travail a des vertus heuristiques. Le Mage s’inscrit dans un projet de renouvellement des paradigmes des sciences humaines : la différence des sexes n’est pas une question parmi d’autres, c’est un des éléments structurants du fonctionnement de la société.
Dans le sillage du Mage, une revue semestrielle a été créée en 1999, Travail, genre et sociétés.

[Collectif recherche] Institut convergences migrations (IC Migrations, CNRS)
Il existe en France 10 « Instituts Convergences », tous créés en 2016 et 2017. Leur objectif ? Fédérer des efforts de recherche jusque-là dispersés, en mobilisant sur une question-clef environ 400 chercheurs de plusieurs institutions pour croiser les disciplines et bâtir une formation originale. L’IC Migrations est le seul institut de ce type qui associe sciences sociales, sciences humaines et sciences de la santé. Structuré en cinq départements thématiques et un département de la formation, l’IC organise des activités de recherche communes (séminaire, journées scientifiques, publications…), finance des projets de recherche émergents, et des jeunes chercheurs. Depuis la rentrée 2020, il propose un master innovant, qui allie des enseignements en sciences humaines, sciences sociales et sciences de la vie. Un objectif majeur de l’IC Migrations est le dialogue science-société à travers deux types d’actions : l’éclairage critique de l’actualité grâce à la revue en ligne De facto et un partenariat diversifié avec les acteurs locaux (élus, associations, enseignants, personnel médical et social).

[Collectif recherche] Le collectif : Migrations et Altérités
Collectif interdisciplinaire de jeunes chercheurs de l’Université d’Aix-Marseille
Activités de recherche : articles, séminaires, ateliers, …
[Journée d’études] Journée d’études internationale Frontières, ED254, Aix-Marseille Université
27 novembre 2020
« ÉCRIRE LA FRONTIÈRE »

Articles, compte-rendus de séances…

[Collectif recherche] Le Laboratoire « Genre et sexualité » (LEGS), première Unité mixte de recherche interdisciplinaire dédiée aux études de genre et de sexualité (UMR 8238, CNRS)
Créée en 2014 à l’initiative de l’INSHS, sur proposition de l’université Paris 8 Vincennes Saint-Denis, et avec l’université Paris Nanterre, l’unité a entamé sa carrière institutionnelle au 1er janvier 2015. Les études de genre ne sont pas une discipline mais un vaste champ de recherche. La question des constructions « genrées » et des rapports de sexe concerne d’une manière ou d’une autre l’ensemble des pratiques sociales et symboliques, publiques et privées, collectives et individuelles.

[Collectif recherche] La Cité du Genre est un institut interdisciplinaire de recherche et de formation en études de genre. La Cité du Genre se décline en quatre volets : recherche, formation, relations internationales et valorisation/lien avec l’environnement social. Elle est résolument interdisciplinaire dans les secteurs des Lettres et Sciences humaines et sociales, de la Santé et des Sciences. Elle développe son programme scientifique à partir de 4 axes :
– Entre privé et public :  violences, (in)égalités professionnelles et discriminations
– Corps, sexe, sexualité, bioéthique, santé
– Images, discours, représentations : femmes/hommes, féminin/masculin
– Épistémologies du genre, sociétés de connaissance et politique

[Collectif recherche] Atelier doctoral > Histoire du genre
> Un collectif de doctorants en études sur le féminisme et le genre, des ressources, des lectures, des ateliers, des journées d’études (accessible via Zoom ces temps-ci…)

[Collectif recherche] Groupe ACHAC
Depuis 1989, le Groupe de recherche Achac travaille sur plusieurs champs liés à la question coloniale et postcoloniale (idéologies politiques de la colonisation, développement des cultures coloniales et postcoloniales ; zoos humains et spectacles ethniques, représentations de l’altérité ; histoire militaire et troupes coloniales), mais aussi à l’histoire des immigrations des Suds à travers différents programmes.
> Page facebook ACHAC
> Le colloque « Le grand repli identitaire » – Pascal Blanchard, Ahmed Boubeker, Nicolas Bancel (2016) : lien colonisation / migrations
> Le colloque « Sexualité, colonisation, immigration : enjeux et héritages » (2016)
L’histoire de la sexualité et de la domination des corps, dans les empires coloniaux européens et aux États-Unis, est devenue un sujet majeur des analyses contemporaines. Avec le phénomène des immigrations, les enjeux de ce passé demeurent, aujourd’hui encore, à l’œuvre dans les sociétés postcoloniales. Les discours politiques et médiatiques autour de l’immigration s’articulent en effet bien souvent en termes de genre et de sexualité pour alimenter les peurs sociales. Dans le même temps, la multiplication des unions mixtes, qui accompagne les migrations postcoloniales, suscite tout à la fois acceptation progressive et crispations xénophobes.
> Nous vous invitons à explorer le site du groupe de recherches de l’ACHAC (Colonisation, immigration, post-colonialisme) « Sexualités, identités & corps colonisés » qui fourmille d’informations, de ressources (bibliographie, vidéos de conférence, expo….), et qui propose en open source l’intégralité de l’ouvrage :
Sexualités, identités & corps colonisés co-dirigé par Gilles Boëtsch, Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Sylvie Chalaye, Fanny Robles, T. Denean Sharpley‑Whiting, Jean‑François Staszak, Christelle Taraud, Dominic Thomas & Naïma Yahi, CNRS Éditions, 2019

[Association scientifique] Mnémosyne : Association pour le développement de l’histoire des femmes et du genre. Mnémosyne est née à l’initiative de la revue CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés (devenue depuis 2014 CLIO, Femmes, Genre, Histoire) lors d’une assemblée générale constitutive tenue le 21 octobre 2000. «L’association a pour but le développement de l’histoire des femmes et du genre en France, dans les universités comme dans tous les lieux, institutionnels, associatifs et culturels d’enseignement, de formation, de recherche et de conservation ». L’association Mnémosyne est la Section française de la Fédération Internationale pour la Recherche en Histoire des Femmes et membre de l’European Platform of Women Scientists

[Collectif recherche] L’Institut Émilie du Châtelet travaille au développement de la recherche et des enseignements sur les femmes, le sexe ou le genre, dans l’ensemble des disciplines scientifiques. L’IEC entend favoriser le dialogue entre les disciplines, ainsi que la rencontre entre le monde de la recherche et les acteurs sociaux, économiques, politiques, associatifs et institutionnels œuvrant à l’égalité des sexes.  Il s’appuie sur un large réseau pour contribuer à la diffusion et à la valorisation de ce champ de recherche interdisciplinaire auprès de la communauté scientifique et du grand public.

[Collectif recherche] La Fédération RING se penche sur la reconnaissance du caractère sexué de l’organisation des sociétés humaines et la prise en compte de la construction sociale et symbolique des catégories de sexes et des rapports entre les sexes. L’étude des rapports de genre traverse tous les domaines, des pratiques politiques aux représentations sociales, de la formation des disciplines à leur institutionnalisation. Elle exige une approche pluridisciplinaire. La Fédération RING a pour objectif la coordination des pôles d’enseignement et des équipes de recherche. Elle accueille aussi des enseignant.e.s et les chercheuses ou chercheurs isolé.e.s. Elle assure la diffusion des études sur le genre au niveau non seulement national, mais européen et international, par la constitution de réseaux. Son activité a pour but d’enrichir les problématiques existantes en favorisant les échanges critiques à l’intérieur de chaque discipline et entre les disciplines.

[Collectif recherche] GIS Institut du genre – L’Institut du Genre est un Groupement d’Intérêt Scientifique dédié aux recherches françaises sur le genre et les sexualités.

Approches intersectionnelles et liberté académique : le mot de la direction de l’Institut du Genre
Vaste champ de recherche permettant d’étudier les rapports de sexe et les constructions genrées du monde, les études de genre, que valorise et diffuse le groupement d’intérêt scientifique que nous dirigeons, font continuellement l’objet de controverses politiques.
La direction de l’Institut du Genre a pour tâche de promouvoir la pluralité des disciplines et des approches qui constituent ce domaine d’études. Parmi celles-ci, l’intersectionnalité, analyse de l’imbrication des rapports sociaux tels que la race, la classe, l’âge, le sexe, la sexualité etc., parfois associée aux perspectives décoloniales, fait l’objet d’attaques en rapport à sa légitimité, et suscite nombre d’amalgames. Contre des aspirations politiques et universitaires qui, au nom de la protection de la République, voudraient mettre sous tutelle idéologique et étatique l’enseignement et la recherche française (cf. « Manifeste des cent », Le Monde, 31 octobre 2020), nous souhaitons rappeler ici notre attachement à la liberté académique comme l’un des supports indispensables de la vie démocratique, liberté par laquelle naissent des perspectives de recherches nouvelles, mais aussi grâce à laquelle, loin de toute tentation doctrinaire, un champ de recherche aussi riche que celui des études de genre met justement en débats ses enquêtes et ses approches scientifiques.
Cette liberté fondamentale devrait d’autant plus être protégée par nos institutions et nos représentants politiques que les études sur le genre et les sexualités sont aujourd’hui, en Europe comme ailleurs, la cible de mouvements qui veulent les faire disparaître. Nous exprimons notre solidarité aux enseignant·es chercheur·es qui portent ce domaine d’étude au risque de subir toutes sortes de menaces, proférées par des fondamentalistes religieux ou des acteurs ultra-conservateurs de tous types.
Encore le 6 novembre dernier, lors du colloque en ligne intitulé « Nos luttes changent la vie entière : 50 ans de MLF » (UMR FRAMESPA et TEMOS), des trolls masculinistes d’extrême droite sont venus en nombre perturber le bon déroulé du programme : le colloque a dû être interrompu. Nous dénonçons avec nos collègues ces pratiques d’intimidation. Nous rappelons notre engagement et notre vigilance, aux fins de préserver la vivacité et la pluralité du champ des études de genre.
Estelle FERRARESE, directrice de l’Institut du Genre
Delphine LACOMBE, directrice adjointe
Marc PICHARD, directeur adjoint


















RESSOURCES « OFFICIELLES »

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) :
Le HCR est l’agence des Nations unies en charge de la protection des personnes réfugiées et de l’application de la Convention de Genève de 1951. Son site rassemble de nombreuses informations sur les crises humanitaires et les déplacements de population liés.

Eurostat : la direction générale de la Commission européenne chargée de l’information statistique à l’échelle communautaire. Son site propose une rubrique rassemblant les statistiques sur l’asile et les migrations.

Les sites du Conseil européen et de la Commission européenne :
Ces deux sites proposent chacun une rubrique consacrée à la politique migratoire de l’UE. On y retrouve la mise en récit, par les institutions européennes, de leur politique et de leur législation.

Le Parlement européen :
Le site du Parlement européen rassemble de nombreuses informations sur l’actualité législative. Plus spécifiquement ; la rubrique de la Commission Libertés civiles, justice et affaires intérieures (LIBE) rassemble des informations utiles sur la politique migratoire et d’asile européenne.

Les sites des agences européennes EASO, Bureau européen d’appui en matière d’asile, et FRA Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne :
On peut trouver de nombreux éléments intéressants sur le site de l’agence européenne de l’asile, notamment un guide des bonnes pratiques sur l’asile en Europe dans lequel la France n’est jamais citée. La FRA produit des rapports réguliers.

Documents de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) / ONU MIGRATION
Énormément de ressources dans plein de langues.
> État de la migration dans le monde 2020
> Changement climatique, dégradation de l’environnement et migration 2012

> COVID-19 and women migrant workers: Impacts and Implications 2020

Une page Internet pleine de ressources : ONU Femmes : Les réfugiées et les migrantes
Intro : « Le problème : Aujourd’hui, dans le monde entier, les personnes se déplacent. Elles migrent pour échapper à la pauvreté, améliorer leurs moyens de subsistance et trouver de meilleures opportunités, ou pour fuir la guerre et la dévastation qui frappent leur propre pays. Les femmes représentent près de la moitié des 244 millions de migrants et la moitié des 19,6 millions de réfugiés à l’échelle mondiale. »

Organisation Internationale du Travail :
[Rapport]
Les travailleurs et travailleurs migrants : pour une égalité des droits et des chances. Campagne 2008-2009
[Rapport] Global Estimates of Modern Slavery: Forced Labour and Forced Marriage. 2017

European Migration Law :
Contrairement à son titre, le site est en français. Il propose un accès simple et rapide au droit, à la jurisprudence et à l’actualité de l’Union européenne (UE) dans les domaines de l’asile, de l’immigration et de la libre circulation des personnes.

Arrivées en Méditerranée - Réfugiés et migrants
Source : UNHCR – Refugees/Migrants Emergency Response – Mediterranean


RESSOURCES AUDIO/VIDÉO

Entretien avec Camille SCHMOLL (Radio France Culture) : « Migrantes, damnées de la mer puis de la terre ». Après l’évacuation d’un camp de migrants lundi 23 novembre place de la République à Paris, retour sur la situation des exilés et en particulier, dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, sur la situation des femmes migrantes. Dans le jargon, on parle de « migratologue ». Spécialiste des questions de migration, Camille Schmoll est géographe, enseignante à l’Université de Paris. Membre de l’Institut universitaire de France et de l’Institut convergences migrations et du laboratoire Géographie-cités. Elle a fondé, avec Hélène Thiollet et Virginie Guiraudon, le Groupe international d’experts sur les migrations (GIEM).
Lien : https://www.youtube.com/watch?v=VfQMasNVKpk

[Radio] Émission interview avec Salima Amari sur son livre « Les lesbiennes de l’immigration » épisode 1
[Radio] Émission interview avec Salima Amari sur son livre « Les lesbiennes de l’immigration » épisode 2
C’est une émission interview en 2 volets sur Salima Amari et son livre les Lesbiennes de l’immigration. Elle était venue faire une conférence le 9 et 10 mars à Lyon et à Saint-Etienne. Que signifie lesbiennes de l’immigration, les enjeux…Bonne écoute! Première diffusion sur radio canut en 2018.

[Radio] « Femmes au bord des frontières« . 
Un documentaire radiophonique de Nedjma Bouakra et Diphy Mariani. Rediffusion de l’émission Sur les Docks du 06/03/2008, France Culture.

[Radio] « Familles et migrations« .
Il n’est pas fréquent d’envisager la question migratoire sous l’angle de la parenté. C’est pourtant un aspect essentiel du parcours personnel et administratif des migrants. Émission Le Journal des idées par Jacques Munier du 28/02/2020, France Culture.

[Radio] MicroCamp Radio – Porter la voix des réfugiés au-delà des camps
MicroCamp Radio est un atelier d’initiation à la radio à destination des personnes réfugiées et déplacées, dont la finalité est la production d’une émission de radio en direct, par les réfugiés. L’atelier radio ouvre un espace de dialogue pour que les réfugiés s’expriment, créent ensemble et que leurs voix résonnent au-delà des frontières et des limites des camps.

[Vidéo] Présentation du livre « Dames de fraises, doigts de fée, les invisibles de la migration saisonnière marocaine en Espagne »,  Chadia Arab | 2018

[Vidéo] « Femmes migrantes, actrices de changement et d’insertion« , film d’Anna Mancuso. Un projet du Cripel « Femmes migrantes, actrices de changement et d’insertion » | 2017

[Texte et vidéo] « Asile, clichés et LGBTQ » par Le bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants, association de juristes, enseignant.e.s, étudiant.e.s, travailleuses et travailleurs sociaux, artistes, journalistes, chômeurs et chômeuses, français ou étrangers, animé.e.s par la même volonté d’accueillir dignement les personnes migrantes. 

[Vidéo] « Immigration clandestine : le parcours périlleux de trois femmes« .
Elles sont trois femmes, toutes d’origine burkinabè, ayant effectué le voyage via les réseaux clandestins, dans l’espoir de rallier l’Italie. Elles ont passé les pires moments de leur vie en captivité en Libye. C’est l’histoire d’une mère ayant donné naissance, en pleine immigration, à son enfant, dont elle ignore si le père a pu survivre entre les mains de leurs geôliers. Cette autre femme a tenté vainement de rejoindre le père de sa fille, avec son enfant. Et cette jeune fille, désillusionnée après avoir risqué sa vie dans le désert et sur la mer. Sur Droit Libre TV, ces trois femmes reviennent sur leur périple.

[Vidéo] « Femmes et migration : les raisons et les chemins de l’exil«  | TV5 Monde
Contrairement aux déclarations des populistes européens, les migrants ne sont pas majoritairement des hommes. Les femmes sont légèrement plus nombreuses, 51% selon les chiffres du HCR. Pour la plupart, désormais elles prennent la route seules, et non plus en famille, pour des causes liées à leur sexe, viols de guerre, mariages forcés ou mutilations génitales, ainsi que nous l’explique la sociologue Jane Freedman. Propos recueillis par Sylvie Braibant et Laura Mousset | 2015

[Vidéo] Catherine Wihtol de Wenden – Les migrations au XXIe siècle – Les Experts du Dessous des cartes | ARTE
Les migrations au XXIe siècle : une ruée du Sud vers le Nord ? Catherine Wihtol De Wenden est l’une des meilleures spécialistes des questions migratoires, et directrice de recherches au CNRS. Au moment où l’immigration se retrouve de nouveau au cœur du débat public en France, la chercheuse pose des chiffres sur la réalité actuelle des flux migratoires dans le monde. | 2019

[Vidéo] Migrants : « Beaucoup de femmes à bord de l’Aquarius racontent leurs violences sexuelles en Libye«  | France 24
Alice Gautreau, sage-femme sur l »Aquarius et auteure de « Seuls les poissons suivent le courant » revient sur les conditions migratoires des femmes. | 2018

[Vidéo] Des femmes en mouvement. Images et réalités des migrations féminines | Palais de la Porte Dorée
Ce film aborde la question de la représentation des migrations féminines en s’appuyant sur les collections du Musée national de l’histoire de l’immigration. Les migrantes ont longtemps été invisibilisées ou réduites à une figure vulnérable et à des traditions auxquelles elles seraient soumises. Cette image de passivité est aujourd’hui largement remise en cause et de nouveaux portraits de femmes migrantes, plus complexes, apparaissent. | 2020

[Vidéo] Brazzaville, droits des femmes migrantes | Vérité 242
Une migration humaine est un déplacement du lieu de vie d’individus. C’est un phénomène probablement aussi ancien que l’humanité. Les statistiques officielles évaluent entre 185 et 192 millions le nombre de migrants internationaux pour les années 20001, pour les personnes ayant quitté leur pays pour vivre et se fixer dans un autre pays pour au moins un an. Ce nombre augmente de 2 % par an[réf. nécessaire]. Il mesure un stock et comprend la migration volontaire et la migration forcée. Les migrations internes aux pays sont également en augmentation, mais on parle alors plutôt de déplacements de populations (qui sont également volontaires ou forcés). | 2017

[Vidéo] CONFÉRENCE « Femmes migrantes et violences de genre : Résultats du projet ACCESS et pérennisation. » | GAMS Belgique
Dans le cadre du projet ACCESS, le GAMS Belgique a organisé le 19 novembre 2020 une conférence en ligne à destination des organisations et institutions actives dans la lutte contre les violences de genre faites aux femmes migrantes en Belgique. | 2020

[Vidéo] « Migration Clandestine ! Quelles en sont les causes ? Pourquoi autant d’africains investissent leurs économies dans cette aventure au péril de leur vie ? » | Affaires de Femmes est un talk-show qui aborde différentes thématiques de notre société à travers le regard de la femme. | 2019

[Vidéo] « 16 minutes : Femmes migrantes victime de violences«  | #GirlsGetEquals | 2017

[Vidéo] « Immigration clandestine : le parcours périlleux de trois femmes«  | Droit Libre TV
Elles sont trois femmes, toutes d’origine burkinabè, ayant effectué le voyage via les réseaux clandestins, dans l’espoir de rallier l’Italie. Elles ont passé les pires moments de leur vie en captivité en Libye. C’est l’histoire d’une mère ayant donné naissance, en pleine immigration, à son enfant, dont elle ignore si le père a pu survivre entre les mains de leurs geôliers. Cette autre femme a tenté vainement de rejoindre le père de sa fille, avec son enfant. Et cette jeune fille, désillusionnée après avoir risqué sa vie dans le désert et sur la mer. Sur Droit Libre TV, ces trois femmes reviennent sur leur périple. | 2017


[Conférence] Lesbiennes (issues) de l’immigration: échanges avec Salima Amari à l’occasion de la publication de son ouvrage « Lesbiennes de l’immigration ».

[Vidéo] LGBT Refugees : For Pride Month and World Refugee Day, we interviewed some LGBTQ Refugees Seeking Asylum.


LITTÉRATURE

[Livre] Migrantes d’Anne Groisard. Ed. Corlet, 2013, 91 P.
Elles sont 100 millions dans le monde, la moitié (souvent oubliée) des migrants qui se croisent sur la planète. En tant que femmes, elles se heurtent à des discriminations spécifiques. Mais au-delà, la diversité de leurs parcours bouleverse nos préjugés. Plus de deux cents programmations nous entraînent à la découverte de ces femmes migrantes, femmes plurielles. Des témoignages contre les préjugés
> Lecture, expo, jeu, animations sur son site

[Livre] Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari, 2011
Enaiat a dix ans lorsque sa mère l’oblige à fuir leur petit village de Nava, dans la vallée de Ghazni, en Afghanistan. Elle l’abandonne de l’autre côté de la frontière, au Pakistan, pour le protéger car Enaiat appartient à l’ethnie des Hazaras, persécutée par les Pachtounes et les talibans. Pour lui débute alors un périple de cinq années jusqu’en Italie en passant par l’Iran, la Turquie et la Grèce.

[Livre] Assommons les pauvres ! de Shumona Sinha, 2011
« Les mots s’ajoutaient aux mots. Les dossiers s’entassaient. Les hommes défilaient sans fin. Ils étaient obligés de mentir, de raconter une tout autre histoire que la leur pour tenter l’asile politique. Évidemment on ne croyait presque jamais à leurs histoires. Achetées avec le trajet et le passeport, elles allaient jaunir et tomber en miettes avec tant d’autres histoires accumulées depuis des années. » Le temps d’une nuit, passée au commissariat pour avoir fracassé une bouteille de vin sur la tête d’un immigré, une jeune femme cherche à comprendre les raisons qui l’ont conduite à une telle fureur. Étrangère elle aussi, elle gagne sa vie comme interprète auprès des demandeurs d’asile, dans les bureaux des zones périphériques de la ville. Assommons les pauvres !, qui emprunte son titre à un poème de Baudelaire, est l’histoire d’une femme que la violence du monde contamine peu à peu.

[BD] Etenesh, de Paolo Castaldi, 2016 
Etenesh débarque sur les côtes de Lampedusa en Italie, presque deux ans après être partie d’Addis Abeba, Éthiopie. Elle a traversé le Soudan, le désert du Sahara, pour finir dans les mains de trafiquants d’êtres humains, et dans une prison en Libye. Elle a traversé la mer Méditerranée dans un bateau gonflable en pensant à chaque mètre, que tout serait en vain

[BD] Huelva, une histoire d’exploitation et de mobilisation, d’Annelise Verdier, 2019
Huelva retrace le parcours d’une travailleuse marocaine dans la région de Huelva, en Espagne.brochure de l’European Coordination Via Campesina, Qui sème l’injustice récolte la misère : abus et exploitation des travailleur.euse.s étrangère.es dans l’agriculture.
> p. 58-66 du document pédagogique et militant « Qui sème l’injustice récolte la misère : abus et exploitation des travailleur.se.s étranger.ère.s dans l’agriculture, le rôle des dispositifs d’intermédiation European Coordianation VIA CAMPESINA.

[Roman graphique] The arrival, de Shaun Tan (en français : Là où vont nos pères). Pourquoi tant d’hommes et de femmes sont-ils conduits à tout laisser derrière eux pour partir, seuls, vers un pays mystérieux, un endroit sans famille ni amis, où tout est inconnu et l’avenir incertain ? Dessiné dans des teintes sépias, comme si l’histoire oscillait entre rêve et réalité mais aussi entre passé et présent. Cette bande dessinée silencieuse est l’histoire de tous les immigrés, tous les réfugiés, tous les exilés, et un hommage à ceux qui ont fait le voyage… Album d’une profonde originalité, consacré à un thème plus que jamais d’actualité.


[Vidéo] Ouvrir la voix d’Amandine Gay.

Ouvrir la voix est un documentaire sur les femmes noires issues de l’histoire coloniale européenne en Afrique et aux Antilles. Le film est centré sur l’expérience de la différence en tant que femme noire et des clichés spécifiques liés à ces deux dimensions indissociables de notre identité « femme » et « noire ». Plus


Anne Laure Amilhat Szary est l’autrice de nombreux ouvrages dont en 2020, Géopolitique des frontières : découper la terre, imposer une vision du monde aux éditions du Cavalier Bleu.

Découvrir le livre

Plus sur les travaux d’Anne Laure Amilhat Szary

[Radio] [Livre] De l’utilité (ou pas) des frontières contemporaines ?

Bien plus qu’un espace plus ou moins large séparant deux territoires, un objet juridique et politique, très symbolique, l’écho d’un passé lointain ou proche, nous verrons que la notion de frontière intangible, n’a pas toujours existé. Nous constaterons l’importance des progrès de la géographie et de la cartographie pour en préciser les contours. Ecouter l’émission sur France Culture avec Anne Laure Amilhat Szary


[Collectif recherche] Cartographies traverses, des espaces où l’on ne finit jamais d’arriver

« Cartographies traverses » est un dispositif de recherche-création qui regroupe des productions visuelles et sonores traitant des expériences migratoires contemporaines. Projet participatif, il a réuni douze demandeurs d’asile, deux chercheuses en géographie et quatre artistes pour fabriquer des cartes du chemin, des cartes en chemin. Ré-inventer les figurés qui habituellement réduisent la frontière en une ligne et la migration en une flèche, rendre compte de la complexité politique et pratique des franchissements : autant d’enjeux qui trouvent leur expression dans ces expérimentations arts-sciences, intégrées au collectif anti-Atlas des frontières.